Sur la photo, les installations de l'écocentre de la MRC de la Haute-Yamaska.

Écocentres: Rouville s'impatiente

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) tarde à acquiescer aux demandes d'autorisation formulées par la MRC de Rouville pour permettre les activités de ses deux futurs écocentres.
Depuis l'automne dernier, la MRC souhaite acquérir deux terrains sur son territoire pour accueillir les infrastructures, soit un situé sur la route 227, à Marieville, et un autre sur la route 112 à Saint-Césaire, à la limite de Saint-Paul-d'Abbotsford. 
Ces promesses d'achat de­meurent conditionnelles à une autorisation de l'usage que sou­haite en faire la MRC par la CPTAQ. Une première demande concernant le terrain de Marieville a été déposée il y a près d'un an, soit à la fin d'août 2016 ; celle pour le terrain de Saint-Césaire, une partie du lot appartenant à l'entreprise Sciures Jutras, a été transmise en décembre dernier.
Ce dernier dossier est toujours à l'étude, a-t-on indiqué à la MRC, qui a accusé réception d'une orientation préliminaire défavorable concernant le terrain de Marieville, le 2 mars dernier. Moins de deux semaines plus tard, la MRC réclamait une audience pour faire valoir son point de vue devant le tribunal administratif dans l'optique de faire renverser cette décision. 
Pas d'impact sur l'agriculture
Or, en raison du grand volume de demandes qu'elle reçoit, la CPTAQ ne peut recevoir les représentants de Rouville qu'en janvier prochain, déplore la directrice générale de la MRC, Susie Dubois.
« On est convaincus (du bien-fondé) de notre démarche, a-t-elle confié à La Voix de l'Est. On souhaite les rencontrer pour leur expliquer la situation et, surtout, pour les assurer qu'on n'empiètera pas sur des terres agricoles. »
« Le terrain de Marieville n'a pas été exploité au niveau agricole depuis une quarantaine d'années. C'est un terrain vacant qui servait à remiser des camions par Robert Transport », explique à son tour Étienne Rousseau, coordonnateur de la gestion des matières résiduelles­ à la MRC.
« Le terrain est amplement grand pour nos besoins futurs, compte tenu du développement anticipé de la MRC. On n'aura pas besoin d'empiéter sur des terres agricoles et les activités de l'écocentre ne nuiront pas à celles des agriculteurs­ », poursuit-il.
Dans l'espoir de faire bouger les choses plus rapidement, des lettres ont été envoyées à la commission pour faire cheminer le dossier, a appris La Voix de l'Est. Au début du mois, le préfet Jacques Ladouceur­ a personnellement appelé l'organisation­ pour faire pression.
Retards
Rappelons qu'en 2012, le conseil des maires avait choisi de construire deux écocentres plutôt qu'un seul afin de mieux desservir la population de son vaste territoire. Sept scénarios avaient été préalablement étudiés par la firme NI environnement, à qui la MRC avait confié le mandat de gestion des appels d'offres pour la construction des deux écocentres, de même que pour la gestion des infrastructures de recyclage.À l'époque, on prévoyait que la construction serait achevée avant la fin de 2014. Or, la quête de terrains s'est avérée plus difficile que prévu, repoussant à l'an dernier le choix de l'emplacement­ des futurs écocentres.
Les délais engendrés par la CPTAQ ne mettent pas en péril les ententes à survenir entre la MRC et les propriétaires des terrains convoités, mais retarderont le début de la construction­ des édifices, nous a-t-on indiqué.
Pour limiter les désagréments, la MRC a déja mandaté un consultant pour préparer différents scénarios d'aménagement. Ce faisant, advenant un feu vert de la CPTAQ, il sera possible de procéder immédiatement aux appels d'offres pour la construction.