La MRC de Rouville est officiellement propriétaire du terrain de 6500 mètres carrés qui accueillera l’écocentre secondaire­ de Saint-Césaire.

Écocentre dans Rouville: la CPTAQ autorise le projet

Après avoir essuyé un premier refus, la MRC de Rouville vient d’obtenir gain de cause auprès de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ), qui a finalement autorisé l’implantation d’un écocentre sur un terrain à Marieville.

Dans sa décision datée du 13 juin dernier, la CPTAQ autorise l’implantation d’un écocentre sur un terrain de 14 680 mètres carrés servant de stationnement pour les remorques appartenant à Groupe Robert, situé sur la route 227, à Marieville. Cela renverse l’orientation préliminaire, émise en mars 2017 par la commission, de ne pas répondre favorablement à la demande formulée en août 2016 par la MRC « afin de préserver à long terme les possibilités d’utilisation agricole des lots avoisinants ».

Cette révision donne suite à une audience réclamée — et obtenue — par la MRC en août 2017. Lors de cette rencontre, des représentants de la municipalité régionale de comté ont plaidé que « plus de 3000 tonnes métriques de matières, plus particulièrement des encombrants et des résidus matériaux issus de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD) provenant du secteur résidentiel, ne sont pas traitées adéquatement sur le territoire de la MRC de Rouville » et que l’implantation d’un ou deux écocentres permettrait de remédier à la situation.

Il semble que les nombreux arguments avancés par la MRC aient convaincu la CPTAQ de changer son fusil d’épaule. « En somme, la Commission conclut que le site visé, déjà utilisé à des fins commerciales, peut être considéré comme étant un espace où l’impact sur le territoire et les activités agricoles est négligeable eu égard à l’utilisation que souhaite en faire la demanderesse », indique la décision finale.

« C’est un gros soulagement », a commenté Étienne Rousseau, coordonnateur à la gestion des matières résiduelles pour la MRC.

Il rappelle que la MRC de Rouville souhaite se doter d’un écocentre depuis plusieurs années. En 2012, le conseil des maires avait choisi de construire deux écocentres plutôt qu’un seul afin de mieux desservir la population de son vaste territoire. Sept scénarios avaient été préalablement étudiés par la firme NI environnement, à qui la MRC avait confié le mandat de gestion des appels d’offres pour la construction des deux écocentres, de même que pour la gestion des infrastructures de recyclage.

La commission avait déjà autorisé l’implantation d’un écocentre sur un terrain situé à la limite de Saint-Césaire et de Saint-Paul-d’Abbotsford, en novembre 2017.

Étienne Rousseau, coordonnateur à la gestion des matières résiduelles à la MRC de Rouville.

Échéancier
Lorsqu’il a été décidé que deux écocentres seraient nécessaires, on prévoyait que la construction serait achevée avant la fin de 2014. Or, la quête de terrains s’est avérée plus difficile que prévu, repoussant à 2016 le choix de l’emplacement des futurs écocentres. Les délais engendrés par la demande d’autorisation ont encore repoussé l’échéancier, qui n’est pas encore déterminé.

Concrètement, cela signifie que les écocentres pourraient être ouverts au public en 2019 au plus tôt, indique M. Rousseau. « Il faut être réaliste dans l’évaluation des délais », dit-il.

La MRC est officiellement propriétaire du terrain de 6500 mètres carrés qui accueillera l’écocentre secondaire de Saint-Césaire. Une étude géotechnique du sol a été réalisée par la firme Labo Montérégie, qui a récemment déposé son rapport. « Tout est conforme, il n’y a pas de contamination », indique M. Rousseau.

Une étude similaire devra être réalisée sur le terrain de Marieville, avec l’aval de l’actuel propriétaire. Un historique de la propriété devra également être effectué.

Puis, il faudra aller en appel d’offres pour faire réaliser les plans et devis des écocentres. La MRC souhaiterait procéder pour les deux écocentres à la fois, mais on ignore pour l’instant si les conclusions de l’étude de caractérisation des sols pour le terrain de Marieville seront soumises à temps pour ce faire.

Deux autres appels d’offres devront être lancés pour la suite des choses : d’abord pour la construction des bâtiments, puis pour la gestion de leurs opérations.

À terme, les écocentres pourraient accueillir 4450 tonnes métriques de matière annuellement. Du lot, 1330 sont déjà collectées par les dépôts et les collectes spéciales.