Il ne demeure que la moitié des 75 employés de la MMA qu'on comptait au Québec à pareille date l'an dernier, trois vagues de mises à pied ayant sabré la masse salariale de l'entreprise au Canada. D'autres ont plutôt choisi de quitter de leur propre chef, ou de prendre du recul pour traverser la tempête.

Éclaboussés par la tragédie alors qu'ils ne faisaient que leur travail: « On ne le digère pas encore », confie un employé

Vitres cassées, façade usée, peinture défraîchie : l'état délabré du bâtiment laissait penser que celui-ci était abandonné depuis plusieurs années, mais il n'en était rien. Un an après les événements de Lac-Mégantic, le poste de triage farnhamien symbolise ironiquement, et plus que jamais, ce qu'il reste de la Montreal, Maine& Atlantic Railway (MMA).
La Voix de l'Est s'est présentée à l'édifice de la rue Victoria, hier. Personne n'est venu à notre rencontre après que nous ayons manifesté haut et fort notre présence dans l'entrée de l'immeuble, qui semblait désert malgré les quelques voitures garées à l'extérieur.
Il ne demeure que la moitié des 75 employés de la MMA que comptait le Québec à pareille date l'an dernier, trois vagues de mises à pied ayant sabré la masse salariale de l'entreprise au Canada.
D'autres ont plutôt choisi de quitter de leur propre chef ou de prendre du recul pour traverser la tempête. « Depuis Mégantic, il y en a plusieurs qui sont partis en maladie et d'autres qui ont choisi de partir tout court. Ce qui est arrivé est arrivé : on doit vivre avec et on doit passer à travers », raconte un employé de l'ancienne MMA qui souhaite garder l'anonymat.
Parmi les quelques travailleurs encore en poste et contacté par La Voix de l'Est, il est le seul à avoir donné suite à notre demande d'entrevue.
Tous les détails dans notre édition de samedi