Sylvie Dionne-Raymond, mairesse de la municipalité d'East Farnham
Sylvie Dionne-Raymond, mairesse de la municipalité d'East Farnham

East Farnham: un « village-dortoir » où il ne manque de rien

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
On pourrait croire qu’à 106 ans d’âge et avec une superficie d’à peine 5,29 kilomètres carrés, la municipalité d’East Farnham a atteint son plein développement. Eh bien non ! Encore une cinquantaine de terrains sont encore disponibles et en voie d’être construits.

La municipalité compte 236 portes. Les terrains qui ne sont pas construits pour le moment permettront d’augmenter, à terme, ce nombre à près de 300.

Dans son plan stratégique 2015-2020, la municipalité d’East Farnham avait identifié une cinquantaine de lots comme étant toujours constructibles. Un chiffre qui a finalement doublé avec l’ajout de la rue Dion et de la rue Boudreau.

« C’est un ancien développement que le promoteur avait laissé tomber, mais qui a été repris par un autre promoteur pour le relancer », explique Sylvie Dionne-Raymond, mairesse de la municipalité.

East Farnham compte quatre grandes propriétés agricoles et quelques industries dans le secteur de la route 139 et de la rue Maple Dale. Le périmètre urbain accapare plus ou moins le quart de la superficie d’East Farnham ; le reste est en zone blanche. « On ne peut pas penser à développer là-bas tant qu’il nous reste des terrains vacants », explique Mme Dionne-Raymond.

Croître à son rythme

Avec une population de 576 habitants — près de 100 de plus qu’en 2006 —, East Farnham est consciente de ses moyens financiers limités. Cela ne l’empêche pas de miser sur des ententes avec ses voisines pour offrir les services qu’elle n’aurait pas les moyens de financer seule.

« Notre budget n’est pas un frein à notre développement, souligne Mme Dionne-Raymond. Avec une taxe de 70 sous par 100 $ d’évaluation, nos citoyens ont accès aux infrastructures de loisirs et culturelles de Cowansville, de même que leur service de sécurité incendie et le service des égouts. Je ne dis pas que c’est gratuit, mais on n’a pas besoin de payer d’employés pour l’entretien des infrastructures ni pour acheter et entretenir de la machinerie. »

La municipalité mise d’ailleurs sur son caractère paisible de « village-dortoir » pour attirer de jeunes familles. « Très peu de citoyens travaillent sur place à l’exception de travailleurs autonomes. On est très proches de la 10 et de la 139, ce qui rend les déplacements plus faciles. C’est un atout pour nous, on est quand même proches de tout. Et ici, il y a tout ce qu’il faut pour combler les besoins de base : un dépanneur, un bureau de poste, qui agit aussi comme lieu de rencontre dans la municipalité, un salon de coiffure et quelques parcs », poursuit la mairesse.