«J'avais surtout envie de vivre mon accouchement le plus naturellement possible. Je ne voulais pas de produits chimiques, de médicaments», mentionne Eliane Degeer, en racontant l'accouchement de sa petite Alice.

D'un accouchement naturel à la césarienne

Pour Eliane Degeer, le choix a toujours été clair. Avant même l'ouverture de la maison de naissance à Richelieu, et avant même de tomber enceinte, la Césairoise savait qu'elle voulait avoir recours aux services d'une sage-femme. L'envie de vivre les choses le plus naturellement possible, mais aussi les commentaires négatifs parfois entendus au sujet des accouchements à l'hôpital, ont motivé ce choix qui, elle le reconnaît, entraîne tout un lot de réactions dans l'entourage.
Dès qu'elle a su qu'elle était enceinte en janvier dernier, Mme Degeer a appelé à la maison de naissance, qui avait ouvert ses portes trois mois plus tôt, et elle a eu la chance d'avoir sa place pour tout le suivi de sa grossesse. «J'avais entendu beaucoup de commentaires négatifs sur les accouchements à l'hôpital, surtout à Saint-Jean, raconte-t-elle. Pour l'avoir vécu finalement, ils n'étaient pas tous fondés. Mais j'avais surtout envie de vivre mon accouchement le plus naturellement possible. Je ne voulais pas de produits chimiques, de médicaments. Dans le temps, les femmes n'en avaient pas, alors je voulais l'essayer.»
Pogné son mur
Mais les choses n'ont finalement pas tourné comme prévu pour elle. «Je suis rentrée à la maison de naissance à 19h et à 7h le lendemain, j'ai pogné mon mur. Le travail n'avançait pas, j'étais toujours dilatée à 4 cm seulement et je commençais à être fatiguée. Je n'étais plus capable et je voulais l'épidurale. On est donc embarqués dans la voiture et on est partis pour l'hôpital. À la maison de naissance, ils n'ont aucune réticence à nous transférer si on le veut. Au contraire, ma sage-femme m'a dit qu'elle allait me le proposer quand je l'ai demandé.»
La petite Alice est finalement née par césarienne le 14 septembre à 19h20, soit une journée complète après le début du travail. «À partir de midi, je dois vous dire que la césarienne, je la voulais. Pour une fille qui voulait un accouchement le plus naturel possible, j'en étais rendue là. Mais il faut dire qu'avant l'accouchement, les sages-femmes nous préparent vraiment à ne pas vivre une césarienne comme un échec. Ça n'a pas fini comme je le voulais, mais j'y étais préparée et je l'abordais avec confiance.»
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