Un kiosque libre-service de fortune a été installé à l’entrée du chemin de l’érablière du lac Bromont, à Bromont.
Un kiosque libre-service de fortune a été installé à l’entrée du chemin de l’érablière du lac Bromont, à Bromont.

Du sirop d’érable vendu en libre-service

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
La première année de production de l’Érablière du lac Bromont est quelque peu perturbée par la pandémie de COVID-19. L’ingéniosité de son propriétaire permettra cependant de combler les amateurs de sirop. Sylvain Rose a ainsi décidé de proposer ses produits en libre-service.

L’idée a germé samedi matin et, quelques minutes plus tard, la vente de sirop et de beurre d’érable organisée sur le bord du chemin, sans contact, était annoncée sur les réseaux sociaux. Une chaudière, un tableau avec les prix, des bacs avec les produits, des lingettes désinfectantes et le tour était joué.

« Les gens déposent leur argent dans le baril. On transfère à l’occasion l’argent dans un sac et on ne touchera pas à l’argent pendant cinq jours, explique M. Rose, qui a acheté l’érablière il y a deux ans. Ça semble sécuriser les gens. »

Il accepte aussi les virements Interac, ce qui rassure également d’autres consommateurs.

L’Érablière du lac Bromont se trouve au 760, chemin de Gaspé, face à la rue Frontenac.

Encourager la confiance

La confiance, pour une telle entreprise, est nécessaire. « C’est sûr qu’on y va avec l’honneur des gens. On travaille, on bout encore l’eau d’érable, alors on est dans la cabane. On se base sur la sincérité des gens. »

Il s’agit pour l’érablière d’une solution temporaire.

Le libre-service permet non seulement de vendre les cannes de sirop et les pots de beurre d’érable, mais aussi de se saluer à distance, si les propriétaires ne sont pas dans la cabane ou en train de bûcher du bois pour faire bouillir l’eau d’érable.

La vente en libre-service ne sera pas disponible tous les jours. S’il n’y a pas de bac, M. Rose souhaite que les gens repassent plutôt que de monter à la cabane, et ce, afin d’éviter les contacts.

Sylvain Rose se considère chanceux d’être confiné sur le terrain de son érablière, où le grand air et le travail ne manquent pas. Il a vendu son entreprise, à Montréal, et est devenu Bromontois il y a deux ans. L’an dernier, sa conjointe et lui ont acheté les équipements nécessaires pour faire du sirop d’érable sans osmose.

Pour le moment, l’érablière compte 300 entailles avec un potentiel de plus de 3000. Elle se trouve au 760, chemin de Gaspé, face à la rue Frontenac.

Et la production de cet or sucré semble abondante cette année!