Un arbre centenaire est tombé sur un chapiteau où une quinzaine de personnes étaient réunies le 15 juillet 2016, à Granby.

Drame du parc Miner: les demandeurs réclament six millions $

Les contours d’un procès pour les 24 victimes directes et indirectes d’un peuplier qui s’est effondré au parc Miner, le 15 juillet 2016, se dessineront bientôt.

Les interrogatoires des différentes parties se poursuivent en prévision d’une audience préparatoire qui doit avoir lieu en septembre prochain. Cette séance permettra d’évaluer la durée d’un éventuel procès en Cour supérieure, comme le nombre de témoins à être entendus et pour combien de temps.

« On s’attend à un procès, même s’il y a toujours possibilité de s’entendre hors cour », explique Me Benoît Galipeau, d’Archer avocats, qui représente les 24 demandeurs, dont les réclamations totalisent 6 040 000 $.

Sous la force du vent, l’arbre centenaire est tombé sur un chapiteau où une quinzaine de personnes étaient réunies pour une soirée de danse salsa. David Deslandes, un cuisinier de 44 ans, est notamment devenu tétraplégique à la suite de l’événement.

Les autres victimes ont subi différentes blessures allant des fractures multiples aux commotions cérébrales ; d’autres sont considérées comme « victimes par ricochet » parce qu’elles ont dû soutenir ou s’occuper d’un proche heurté par l’effondrement du peuplier.

Mis en cause

C’est la Ville de Granby qui est poursuivie, tout comme l’entreprise d’entretien d’arbre Arboreco, qui aurait inspecté le peuplier un mois plus tôt. Vie culturelle et communautaire de Granby a aussi récemment été ajouté à la liste des mis en cause. C’est cet organisme qui a installé le chapiteau « au pire endroit dans le parc », dit Me Galipeau.

De son côté, l’entreprise Arboreco poursuit son assureur, l’Unique assurances générales, qui plaide une clause d’exclusion pour ne plus la couvrir, ainsi que le courtier qui lui a vendu cette assurance.

Le dossier sera scindé dans l’éventualité d’un procès, qui n’est pas attendu cette année. Un juge devra, d’une part, déterminer à qui incombe la responsabilité de l’événement, et d’autre part, quelles indemnités doivent être versées aux différents demandeurs en tenant compte de leurs incapacités et inconvénients respectifs.

Il s’agit d’un recours commun et non d’un recours collectif puisque chaque victime a subi des dommages différents.