La Ville de Granby et l’entreprise Arboreco sont désormais poursuivies par 23 personnes à la suite de l’effondrement d’un peuplier au parc Miner, à l’été 2016.

Drame du parc Miner: la poursuite prend de l'ampleur

La poursuite intentée par les victimes du drame du parc Miner, au cours duquel un vieux peuplier s’est effondré sur des danseurs et leurs proches réunis sous un chapiteau le 15 juillet 2016, prend de l’ampleur.

Cinq personnes se sont ajoutées au recours commun déposé il y a un an contre la Ville de Granby et le sous-traitant qui aurait inspecté l’arbre en question un mois avant l’événement, Arboreco, ce qui fait passer le nombre de demandeurs de 18 à 23.

Il s’agit d’un couple lui aussi blessé lors de la soirée salsa, de la mère d’une victime déjà déclarée ainsi que de deux autres proches de David Deslandes, cet homme de 43 ans devenu tétraplégique à la suite de l’accident.

Ces trois derniers demandeurs sont définis en tant que « victimes par ricochet ». Bien qu’ils n’étaient pas présents quand l’arbre est tombé dans le parc du centre-ville, ils doivent composer avec les conséquences.

M. Deslandes, la victime ayant subi les dommages les plus sérieux, ne peut plus marcher et a dû déménager dans un appartement adapté. Il réclame 3 500 000 $.

Évolution
Pour les autres, les montants réclamés varient en fonction des dommages subis, qui vont de la nécessité d’être soutien moral ou à domicile aux commotions cérébrales en passant par les multiples fractures. Le total des réclamations, qui pourront être revues à la hausse, s’élève maintenant à 6 040 000 $.

« On doit attendre de voir comment les situations physiques de chacune des personnes se sont consolidées pour évaluer avec précision l’ampleur réelle des dommages subis », indique l’avocat des demandeurs, Me Benoit Galipeau.

La balle est désormais dans le camp de la défense, ajoute-t-il. « Nous, on a fait ce qu’on avait à faire. »

Des interrogatoires hors cour des demandeurs auront lieu à partir de la fin avril, après quoi la Ville et Arboreco soumettront leur défense par écrit. Ce sera ensuite au tour de la poursuite d’interroger, au besoin, les défendeurs.

Étapes
Le tribunal a convenu, en janvier, que le dossier procède en deux étapes tel que demandé par la poursuite. Il s’agira de déterminer d’abord si quelqu’un est responsable et envers qui, et, le cas échéant, de fixer les indemnités à être versées.

Du même souffle, l’entreprise Arboreco poursuit son ancien assureur, L’Unique assurances générales, parce qu’il refuse de l’indemniser dans le cadre du litige en cours. Toutes les questions devront être tranchées par la juge Line Samoisette, de la Cour supérieure.

« Elle va régler tous les liens qui existent entre les parties », dit Me Galipeau. Selon l’avocat, il faut compter un délai d’au moins huit mois avant que la cause soit entendue.