La petite Myralis.

Drame à Rougemont: la petite Myralis succombe à ses blessures

«Notre petit ange est parti au ciel!! Nous t'aimons beaucoup tu resteras dans nos coeurs pour l'éternité!», a écrit sur son compte Facebook la mère de la petite Myralis, la fillette de deux ans victime du triste accident avec un tracteur à gazon à Rougemont.
La fillette est morte à l'Hôpital pour enfants de Montréal au cours de la nuit de vendredi à samedi, vers 1 h 45, dû à la gravité de ses blessures.
La Sûreté du Québec a confirmé le décès. «Elle est malheureusement décédée au courant de la nuit», a fait savoir hier matin la porte-parole de la SQ Mélanie Dumaresq.
Le drame s'est déroulé vers 19 h, vendredi, à Rougemont. Myralis se serait fait sectionner le bras par le tracteur à gazon. Elle reposait dans un état très critique au moment de quitter en ambulance.
Selon les membres de la famille, le père de l'enfant, qui coupait le gazon chez sa belle-mère, n'aurait jamais vu son enfant, alors que celle-ci s'approchait de lui. Le père aurait dit à sa fille de rester à l'arrière de la maison, mais celle-ci serait tout de même venue à l'avant.
Le bras de l'enfant s'est alors retrouvé sous le tracteur à gazon en marche. Rapidement, l'engin aurait été arrêté et les secours ont été appelés. Ils se sont rendus dans la rue Carole, où le drame a eu lieu.
La voisine d'en face, France Dupont, et sa belle-soeur, Sylvie Talbot, se sont dépêchées d'aller sur les lieux, quelques instants après le drame. Les deux femmes ont dû réanimer la petite victime à trois occasions, en lui prodiguant les premiers soins. La première est infirmière de métier, et toutes deux ont des formations en premiers soins. Elles ont expliqué vendredi soir à La Voix de l'Est qu'elles ont «tout fait pour la sauver [...] jusqu'au moment où les premiers secours sont arrivés sur place».
Accident
«Un enquêteur est sur place pour éclaircir les circonstances du drame, mais ce n'est pas criminel, ce serait vraisemblablement un accident», a indiqué la porte-parole Christine Coulombe de la Sûreté du Québec, le soir même.
Le soir de l'incident, La Voix de l'Est a observé un homme qui semblait en profond état de choc. Il s'agissait de l'oncle de la fillette. Les policiers tentaient de leur mieux de le calmer, alors qu'il était inconsolable.
Des centaines de messages ont afflué sur Facebook, pour soutenir la famille endeuillée, qui a eu un deuxième enfant en avril. «Nous voudrions remercier tout le monde pour votre soutien», a répondu la mère.
Plusieurs personnes sont venues déposer des fleurs et des peluches sur les lieux de l'incident.