La DPJ de l’Estrie est sous les projecteurs depuis le décès d’une fillette de 7 ans à Granby au printemps 2019.
La DPJ de l’Estrie est sous les projecteurs depuis le décès d’une fillette de 7 ans à Granby au printemps 2019.

DPJ de l’Estrie: même les enfants battus attendent, dénonce un juge

Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard
La Presse
Même les enfants battus font face à des délais exagérés avant d’être pris en charge par la DPJ de l’Estrie, dénonce une juge qui s’est penchée sur une fratrie qui a dû attendre les services sociaux dans un foyer violent. Les discours rassurants de l’organisation, qui dit agir très rapidement dans les cas les plus urgents, ne passent pas le test de la réalité, selon la justice.

La juge Monique Lavallée a conclu que la protection de la jeunesse avait lésé les droits fondamentaux de deux enfants de 6 et 8 ans, victimes de claques et de coups de sandale de la part de leur mère. Une professeure a entendu leur récit et vu des égratignures sur le corps de l’un des enfants fin mai 2019. 

Un signalement a été fait, mais il a fallu plus d’un mois et un deuxième signalement, mi-juillet, avant que la DPJ n’intervienne.

Le « délai de plus de cinq semaines est inacceptable, a écrit la juge Lavallée. Les enfants ont été de nouveau victimes d’abus physiques suivant le premier signalement, et ce, en raison de l’inaction, certes involontaire, du Directeur. »

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