«Le Val 8, ce sont les dernières terres disponibles en montagne pour faire un parc. C'est pour ça qu'il y a un sentiment d'urgence, parce que si on manque notre coup cette fois-ci, il ne sera plus jamais possible de se reprendre», indique le nouveau président de Protégeons Bromont, René Cloutier.

Dossier du Val 8 : une offre d'achat pour le 31 janvier

Le 30 septembre dernier, la Ville de Bromont s'est dite prête à allonger une somme d'un million de dollars pour réaliser le projet de Protégeons Bromont d'un vaste parc sur les sommets des monts Horizon et Bernard, à condition que l'organisme amasse lui aussi 1 M$ pour financer le projet. Alors qu'on aurait pu s'imaginer qu'à la suite de cette annonce, l'organisme allait oeuvrer activement sur le terrain pour amasser des fonds, dans les faits, on a peu entendu parler de Protégeons Bromont dans les derniers mois. Ce qui ne signifie pas pour autant que rien n'a été fait, bien au contraire.
Avec un nouveau président à sa tête, en la personne de René Cloutier, qui a pris la place de Louis Villeneuve élu conseiller municipal en novembre, l'organisme a multiplié les rencontres avec Ski Bromont et la Ville pour faire avancer le dossier. Et si tout se déroule bien, une offre d'achat des terrains sera déposée le 31 janvier, une date importante, puisque Charles Désourdy, de Ski Bromont, a déjà indiqué qu'il était prêt à attendre jusqu'en février avant de lancer son projet du Val 8.
«Nous sommes en train de monter une offre d'achat pour le 31 janvier, assure M. Cloutier, qui était déjà impliqué au sein de Protégeons Bromont depuis le mois de juin avant d'en prendre la présidence. C'est le Corridor appalachien qui serait acquéreur du terrain. Vendredi (aujourd'hui), je m'en vais à Québec pour rencontrer un attaché politique du ministre de l'Environnement, pour voir ce qu'ils peuvent faire pour nous aider. On est vraiment très actifs. Je reçois des courriels tous les jours du facilitateur impliqué dans les négociations. Le but, c'est de faire une offre sérieuse qui a une chance d'être acceptée. Nous avons mis une centaine d'heures dans ce projet, alors ce n'est pas une offre faite sur le coin d'une napkin. Il y a une panoplie de spécialistes, dont des fiscalistes, des évaluateurs, qui ont été impliqués, afin de faire une offre intelligente.»
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