Dossier de la fillette de Granby: un premier procès devant jury le 13 septembre

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le dossier du père et de la belle-mère de la fillette de sept ans, tuée à Granby en avril 2019, a été présenté pour la première fois au palais de justice de Trois-Rivières ce lundi.

En vertu d’une requête en changement de venue présentée par les avocats des accusés et qui avait été autorisée par le juge Charles Ouellet, les procès devant jury se dérouleront en effet à Trois-Rivières et non à Granby où les gestes auraient été commis. Celui de la belle-mère commencera le 13 septembre 2021 puisqu’elle est détenue contrairement au père de l’enfant qui a bénéficié d’une libération sous conditions. Il devra pour sa part revenir devant le tribunal le 9 avril 2021 au prochain terme des assises. Des dates de procès pourraient alors être fixées. Il a par ailleurs renoncé à invoquer tout délai.

Cependant, d’autres étapes doivent être franchies avant le début des audiences devant jury. En ce sens, le juge Raymond W. Pronovost a effectué une conférence préparatoire, lundi, avec les avocats en vue d’établir notamment un calendrier des échéanciers. Des dates ont entre autres été fixées visant à permettre aux avocats de débattre de certaines requêtes préliminaires. Notons que le contenu de leurs discussions et des requêtes sont frappées d’une ordonnance de non-publication.

Les deux accusés (dont les identités ne peuvent être diffusées en vertu d’une ordonnance de non-publication visant à protéger celles des autres enfants du couple), ont assisté à la procédure par visioconférence et écouté attentivement les discussions des avocats et du juge.

Âgé de 31 ans, le père fait face à des accusations de négligence criminelle, de séquestration et d’abandon d’enfant avec omission de lui avoir fourni les choses nécessaires à la vie, tandis que sa conjointe, âgée de 36 ans, doit répondre de meurtre au deuxième degré, de séquestration et de voies de fait graves.

Dans le cadre des procédures judiciaires, ils ont renoncé à leur enquête préliminaire et demandé des procès séparés devant jury. Au moins six semaines seront réservées pour chaque cause, dont 30 jours uniquement pour présenter la preuve de la poursuite. Plus de 10 témoins sont attendus pour la Couronne, représentée entre autres par Me Claude Robitaille.

Les défenses sont assurées par Me Martin Latour et Me Marylie Côté pour le père, et Me Michel Marchand pour la belle-mère.

La victime, surnommée la fillette martyre de Granby, avait été retrouvée ligotée et bâillonnée même si elle était suivie par la Direction de la protection de la jeunesse. Sa mort, survenue le 30 avril 2019, avait bouleversé tout le Québec.