Faisant fi de la tempête, une poignée de vignerons et cidriculteurs se sont réunis samedi après-midi au Domaine Les Brome pour échanger avec les candidats libéraux Pierre Paradis et Stéphane Billette à propos du projet de loi 395.

«Donnons-nous le droit d'être chauvins»

Faisant fi de la tempête, une poignée de vignerons et cidriculteurs se sont réunis samedi après-midi au Domaine Les Brome pour échanger avec les candidats libéraux Pierre Paradis et Stéphane Billette à propos du projet de loi 395, qui cherche à promouvoir les produits alcoolisés du Québec. Un enjeu d'envergure, quand on sait que la région est riche en artisans du vin et du cidre.
Le projet de loi se décline en quatre volets, dont le premier est de modifier la raison d'être de la SAQ telle qu'actuellement énoncée par la Loi sur la Société des alcools du Québec. «La mission qu'on donne à la SAQ, c'est de verser des dividendes à l'État, souligne le député sortant en Huntingdon. Peut-on aller plus loin que ça et avoir un impact, des retombées économiques dans notre région? Ce qu'on veut, c'est que le mandat de la SAQ soit de faire la promotion des produits alcoolisés québécois.»
À titre comparatif, le député sortant donne l'exemple des succursales de la commission des liqueurs ontarienne, où «on s'enfarge dans les produits ontariens». «Là-bas, 24% des vins vendus sont ontariens, dit-il. À la SAQ, c'est 0,85%. Vous voyez le chemin qu'on a à faire.»
Le second volet du projet de loi vise à introduire les produits alcoolisés du Québec dans les épiceries, dépanneurs et autres marchés d'alimentation. «On voit les vins qui sont là, il n'y en a aucun du Québec. Ce sont des vins du Chili, de l'Australie, d'ailleurs, déplore M. Billette. La seule retombée économique qu'on a avec ça, c'est celle de l'employé qui embouteille ce vin-là ici. Nous, on veut permettre à nos produits québécois d'être dans nos épiceries.»
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