Stéphane Labrecque, de Vélo Brek, Sylvain Dupont, directeur général de la Corporation de développement com­munautaire de la Haute-Yamaska, et Stéphanie Chrétien, responsable du projet Commun Frigo.

Donner et recevoir des denrées fraîches

Le frigo extérieur du Centre communautaire St-Benoit, à Granby, est plein à craquer grâce à des partenaires qui donnent leur surplus au Commun Frigo. Même si la saison est commencée depuis mai, elle a été lancée officiellement mardi matin par la Corporation de développement communautaire de la Haute-Yamaska.

Pour l’occasion, les bacs étaient remplis de légumes, mais les deux réfrigérateurs acceptent dorénavant bien plus que les fruits et légumes. Du pain, des œufs, des produits laitiers, des denrées sèches et des conserves commerciales peuvent y être déposés. Il sera même possible d’y trouver des aliments provenant du restaurant Le Esmond. Les vérifications ont été faites auprès du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour s’assurer de la bonne procédure à appliquer.

« Étant donné que c’est un commerçant, que c’est identifié à son nom avec une date de péremption, c’est correct, affirme Stéphanie Chrétien, agente de communications chargée spécifiquement du projet de Commun Frigo par la CDC. C’est sûr que le risque zéro, on ne l’aura jamais parce qu’il y a toujours des gens qui peuvent se plaindre d’un malaise. On vérifie la température des réfrigérateurs et s’il y a des choses qui ne sont plus bonnes. »

La popularité de Commun Frigo n’est pas à faire... du moins pour vider les deux réfrigérateurs. S’il était plein à 11 h mardi, Sylvain Dupont, directeur général de la CDC, confie qu’il sera vidé avant l’après-midi. La sensibilisation envers la clientèle doit se poursuivre pour assurer un partage équitable.

Mme Chrétien a déjà signé des ententes avec quelques partenaires à long terme pour le remplir, mais elle continue d’y travailler.

Un vélo de livraison, fourni par Écolo-Vélo du cœur, et une remorque de chez Vélo Brek, permettront d’ailleurs aux bénévoles d’aller chercher bientôt les denrées chez les partenaires. Ce qui devrait se faire bientôt, souligne M. Dupont.

Des aimants à frigo affichant le slogan « Balance pas tout » seront distribués gratuitement pour servir de rappel aux particuliers de venir déposer leurs denrées en trop au Commun Frigo, par exemple avant de partir en vacances.

Comme annoncé ce printemps, un deuxième réfrigérateur a été ajouté à l’intérieur de l’ancienne église pour pouvoir offrir le service durant toute l’année.

Collaboration
Les projets similaires dans la région et même ailleurs au Québec ont intéressé Stéphanie Chrétien. Pour la deuxième année du projet sur la rue Saint-Antoine, elle a voulu s’inspirer des pratiques qui fonctionnent bien.

« Étant donné que je venais d’être engagée, je voulais prendre des informations sur ce qui avait déjà été fait et ce qui fonctionne. Aussi, c’était pour pouvoir collaborer entre nous. L’an passé, Sylvain me disait qu’à certains moments il ne savait plus où mettre la nourriture. »

Si une telle situation survient de nouveau, Mme Chétien saura à qui s’adresser pour que ces surplus soient donnés ailleurs. Elle a donc rencontré les responsables des projets Frigo de nos récoltes, à Roxton Pond, du Végé-Go à Waterloo et du Frigo du Cégep, à Granby.

« Les idées sont en ébullition constante. C’est sûr qu’il faut se restreindre pour une question d’argent, mais présentement ça va bien. On a quand même le vélo de livraison, les aimants, le frigo, les bénévoles qui s’engagent, les partenaires. C’est encourageant. »

Vandalisme
« Un seul élément négatif, depuis qu’on a habillé le réfrigérateur aux couleurs du Commun Frigo, il y a deux semaines environ, on a eu trois actes de vandalisme », tient à ajouter M. Dupont.

Ces actes ont été portés contre le réfrigérateur extérieur, accessible en tout temps de mai à octobre.

La porte du congélateur a été abimée de telle sorte qu’elle ne ferme plus. Un cadenas la maintient dorénavant en place. La poignée de cette même porte a aussi été arrachée. Chose surprenante, les bacs n’ont pas encore été volés, contrairement à l’an passé.

Sylvain Dupont rappelle que l’emplacement est filmé par une caméra installée à l’intérieur du bâtiment, mais il souhaite d’abord parler aux vandales avant de porter officiellement plainte à la police.