La pandémie aura été l’élément déclencheur d’une nouvelle aventure pour Catherine Chagnon et son entreprise, Microclimat Films.
La pandémie aura été l’élément déclencheur d’une nouvelle aventure pour Catherine Chagnon et son entreprise, Microclimat Films.

Direction Sutton avec son entreprise

Déménager ses meubles et ses effets personnels, c’est une chose. Mais déménager son entreprise en même temps, ça ajoute un défi. C’est ce qu’est en train de relever Catherine Chagnon, productrice et propriétaire de Microclimat Films à Montréal.

Lorsque les bureaux de son entreprise ont été obligés de fermer, au début de la pandémie de COVID-19, Catherine a apporté avec elle tout ce que les locaux contenaient. « Je n’ai pas attendu de voir combien de temps ça durerait... j’ai fermé mon bureau. Les employés ont commencé à travailler de la maison. »

Son six et demi s’est transformé et, rapidement, elle s’est sentie envahie par la quantité de boîtes. Cela lui a donné la motivation pour effectuer le changement dont elle rêvait depuis longtemps : retourner en région. Ce rêve, elle devait au départ le réaliser seule, sans déménager son entreprise. Mais voilà que le siège social la suivra chez elle et que le télétravail se poursuivra pour le reste de l’équipe. Microclimat Films fêtera donc ses 10 ans à Glen Sutton.

« S’il n’y avait pas eu cet électrochoc-là, peut-être que je ne l’aurais pas fait, et pas de cette façon-là » avance-t-elle.

Devant l’incertitude, une chose était certaine : elle tenait à vivre en campagne.

Des visites différentes

Au début du confinement, elle a commencé à chercher une maison. Elle hésitait entre les Cantons-de-l’Est, ce qui lui permettait de rester proche de ses parents, qui demeurent à Saint-Césaire, et Lanaudière ou les Laurentides où habite une autre partie de sa famille.

L’arrêt des visites imposé par la pandémie a retardé la découverte de maisons avec les courtiers immobiliers. Quand elles ont pu reprendre, l’ambiance était différente.

Par personne interposée, elle est allée visiter une maison de Glen Sutton, mise en vente sans courtier. Sur la route pour s’y rendre, elle est tombée sur celle qui aura gagné son cœur.

« En allant à la première maison, j’ai vu une pancarte jaune mise directement par le propriétaire. »

Munie d’un masque, elle a eu droit à un tour du propriétaire. « Je l’ai aimée tout de suite. On a passé quelques heures à visiter. C’est un grand terrain. Et j’ai fait l’offre comme ça. » Lundi, elle aura les clés de la propriété.

« Des fois, même en temps de pandémie, ça peut être facile si on se branche sur les bonnes motivations ! »

Ce n’est pas sans un brin de nostalgie qu’elle quitte la métropole. Depuis mars, elle a souvent rencontré ses voisins dans le cadre de 5 à 7 où tous étaient chacun sur son balcon. « C’est un des meilleurs moments que j’ai eus à Montréal, de vivre en communauté. Mais ça ne répondait pas à tous mes besoins. J’espère retrouver un bel esprit communautaire. »