La directrice générale du Centre de la petite enfance Le Colibri de Farnham, Isabelle Fauchon, explique que ce sont essentiellement des travaux de mise à niveau qui seront réalisés cet automne.

D’importants travaux à venir au CPE Le Colibri de Farnham

Les enfants qui fréquentent le Centre de la petite enfance Le Colibri de Farnham seront accueillis à une autre adresse pendant six à huit semaines, cet automne. Des travaux de mise aux normes seront effectués dans l’immeuble qui les accueille quotidiennement, rue Hôtel-de-Ville. Ce chantier impliquera par la force des choses une relocalisation temporaire dans d’autres locaux.

Les travaux concernent trois éléments distincts qui contreviennent actuellement aux normes du Code du bâtiment et pour lesquels le CPE a déjà été mis à l’amende par le passé. Le chantier permettra donc une mise à niveau de la cage d’escalier à l’intérieur et de la chambre des fournaises tandis que des travaux de maçonnerie devront aussi être effectués sur un mur de l’immeuble, énumère Isabelle Fauchon, directrice générale du CPE Le Colibri.

« Il n’y a rien de dangereux à court ou moyen terme, assure-t-elle. C’est surtout de la mise aux normes. »

Le coût des travaux est estimé à plus de 240 000 $, mais « on n’est pas au bout de nos surprises », estime Mme Fauchon, en rappelant que l’immeuble est centenaire.

Un appel d’offres public sera bientôt lancé. Les soumissions seront ensuite ouvertes et le contrat sera octroyé. Les travaux, qui devraient débuter à la mi-septembre, devraient durer six semaines, mais deux semaines supplémentaires pourraient être nécessaires pour les compléter.

Adresse temporaire

L’ampleur des travaux ne permet pas qu’ils soient réalisés pendant les heures de fermeture du CPE, c’est-à-dire en soirée et les week-ends. La direction de l’établissement doit donc mettre en œuvre un plan de relocalisation pour les 57 enfants qu’il accueille et les 12 membres du personnel, plan qui doit aussi être approuvé par le Ministère.

La municipalité a ainsi accepté de mettre à leur disposition le Centre d’art durant les travaux, un endroit que les tout-petits et les membres du personnel du centre de la petite enfance ont déjà fréquenté lorsqu’ils ont été évacués de leur immeuble durant trois semaines, en 2015, lorsque le mur de la bâtisse voisine s’est partiellement effondré.


«  Il n’y a rien de dangereux à court ou moyen terme. C’est surtout de la mise aux normes.  »
Isabelle Fauchon, directrice générale du CPE Le Colibri à Farnham

L’adresse à laquelle les groupes d’enfants devront s’installer devra subir des transformations avant de les accueillir. « C’est un grand gymnase, donc c’est très cacophonique, décrit Mme Fauchon. On avait fait construire des murs par un charpentier et fait deux locaux quand nous nous étions installés là il y a quelques années. »

Des aménagements pour accueillir les sept groupes d’enfants et le personnel devront donc être réalisés. Le terrain devra également être clôturé afin d’assurer la sécurité des tout-petits. Un des avantages du Centre d’art est la présence d’une cuisine pour la préparation des repas.

N’empêche que tous les frais encourus par la relocalisation temporaire sont à la charge du CPE. « On a demandé de l’argent au Ministère [de la famille] et c’est un non catégorique », fait savoir Mme Fauchon, qui compte d’ailleurs solliciter les entreprises de la municipalité dans l’espoir d’obtenir un coup de pouce financier.

Pas de nouvelle construction

Le projet de réalisation des travaux est dans les cartons depuis plus d’un an et demi, soit au moment où le ministère de la Famille leur a signifié qu’il ne donnerait pas son aval à un projet de construction d’un nouveau bâtiment présenté par la direction du CPE.

La Ville de Farnham avait même offert un terrain qui pourrait accueillir le nouvel immeuble et la compagnie ambulancière s’était engagée à verser 100 000 $ dans le projet.

Le Ministère, explique Mme Fauchon, estimait les coûts d’une construction neuve trop élevée. Il a donc opté pour prendre en charge le coût des travaux de mise à niveau du bâtiment.

« Ça a été une grande déception, avoue la directrice générale du CPE. On a travaillé fort, on a monté notre dossier pendant sept, huit ans. Les membres du conseil d’administration, le comité de parents, tout le monde a travaillé fort. »