Le ninja professionnel Kevin Bull a montré différentes façons d’aborder un obstacle.

Devenir un meilleur ninja avec Kevin Bull

Le centre d’entraînement Motion a reçu de la grande visite, vendredi et samedi. L’athlète adoré de l’émission American Ninja Warrior, Kevin Bull, est venu donner quatre ateliers pour les jeunes et les adultes de la région.

Une cinquantaine de personnes ont participé à l’un des quatre ateliers, vendredi soir et samedi matin. Les deux premiers ateliers étaient dédiés aux athlètes de plus de 14 ans qui souhaitaient améliorer leur technique et apprendre de nouveaux trucs. Samedi matin, c’était au tour des enfants.

L’équipe de Motion souhaitait accueillir un professionnel du sport pour permettre aux entraîneurs du centre, mais aussi aux clients, de progresser.

« Kevin est de Californie, mais sa blonde vient du Québec. C’est elle qui nous a contactés, raconte Patrick St-Laurent, propriétaire de Motion. Elle cherchait une place pour que son chum puisse s’entraîner. Elle est venue visiter le centre et elle s’est dit qu’il allait capoter. On a pris contact et on a regardé si c’était possible d’organiser des ateliers. Il est venu s’entraîner jeudi. Il risque de revenir durant le temps des Fêtes. »

Kevin Bull s’est dit agréablement surpris de la réponse à ses ateliers. C’était la première fois qu’il donnait une « clinique Ninja » à l’extérieur des États-Unis, et ce ne sera probablement pas la dernière. « J’ai entendu dire que le monde Ninja au Québec est en pleine expansion, indique-t-il en entrevue. Je sais que Motion a créé une ligue avec d’autres gyms. Ça a grandi vraiment rapidement aux États-Unis et ça fait des petits. J’espère voir la même chose ici. » 

Il a adapté son enseignement selon sa clientèle. Aux adultes, il a pris du temps pour parler de conditionnement physique. Aux enfants, il veut surtout apprendre à faire plusieurs sports.

« Il y a plusieurs différences entre entraîner des adultes et des enfants, note l’athlète. Les corps sont différents selon les âges. Dans un sens, les enfants sont meilleurs, je crois, et c’est intéressant. Par exemple, les enfants peuvent se suspendre pendant plus longtemps, ce que les adultes ne peuvent pas faire. On essaie le même type d’obstacles, mais on diminue par exemple les distances pour les enfants. »

Les coachs comme les clients ont pu voir différentes façons d’aborder un obstacle. Selon M. St-Laurent, l’entraîneur invité a montré des techniques que plusieurs pensaient maîtriser, mais qui étaient plus efficaces après ses conseils. Les participants peuvent maintenant mieux réagir devant un obstacle qui pose problème, surtout avec la fatigue qui s’accumule dans les muscles.

Kevin Bull a remarqué une différence chez les participants après les deux heures de clinique. « Ce sur quoi je me concentre pour ces cliniques d’entraînements, puisque c’est court, c’est la stratégie et la technique. C’est plus mental que physique. Et même si c’est court, on voit un résultat rapide. »

Kevin Bull a remarqué une différence chez les participants après les deux heures de clinique.

En chair et en os

Les participants étaient ravis de leur expérience avec Kevin Bull. Celui-ci bredouille quelques mots en français, comme « je suis désolé, mon français n’est pas bon ». Un traducteur s’est donc assuré que tout le monde comprenait les instructions et les conseils de l’athlète.

« J’ai adoré ça ! C’était vraiment cool parce qu’on a vu dans la vraie vie Kevin Bull et, d’habitude, on le voit à la télé, se réjouit Eliott Deguise, 10 ans. Il donne de bons trucs. » 

Le garçon a participé au premier atelier de samedi, qui regroupe des jeunes de niveau intermédiaire. Ils étaient suivis par des jeunes du niveau avancé.

Mathieu Deguise, le père d’Eliott, avait assisté la veille à la clinique de l’Américain. « Il est vraiment sympathique avec nous. Il ne se prend pas pour un autre, remarque-t-il. Il nous a donné de bons conseils et la façon de les appliquer sur différents obstacles. »

Ils assurent qu’ils se souviendront de ses conseils à leur prochaine compétition.

Christophe Godin, qui vient tout juste d’avoir 12 ans, était aussi enchanté de rencontrer Kevin Bull en chair et en os. Il a beaucoup aimé travailler sa technique pour atteindre le sommet du mur incliné. Avec les conseils de l’entraîneur invité, il a pratiquement réussi à faire le mur le plus haut. Il en a impressionné plus d’un.

Ateliers rotatifs

La clinique de Kevin Bull est le premier d’une série qui sera organisée chez Motion. En février, Patrick St-Laurent et son équipe préparent une journée spéciale avec cinq athlètes professionnels, dont un participant de Ninja Warrior junior. Les Vermontois McKinley Pierce, Ernest Greer, Brandon Stenta et Anthony Eardley ont confirmé leur présence.

« On prépare quelque chose avec des ateliers tournants. Ça va être trois heures très intenses et, après, on va faire une course Ninja pour mettre les trucs en application », annonce M. St-Laurent.

Kevin Bull s’est dit agréablement surpris de la réponse à ses ateliers. C’était la première fois qu’il donnait une « clinique Ninja » à l’extérieur des États-Unis.

Alopécie et confiance en soi

Le vedette de l’émission American Ninja Warrior, Kevin Bull, a fait un retour à l’entraînement intensif en 2019. Ces dernières années, il avait ouvert un centre d’entraînement qui, selon ses propres mots, prenait tout son temps.

Maintenant, il travaille dans un autre gym qui lui permet de concilier boulot et entraînement.

L’athlète s’implique également depuis des années auprès de la fondation Children’s Alopecia Projet (CAP). « Je vais aux événements, je rencontre les enfants. Ils ont des camps fantastiques en Californie et dans le Maine qui durent plusieurs jours. Les enfants passent du temps avec d’autres enfants qui ont la même condition. Il y a quelques personnes comme moi avec l’alopécie et qui ont du succès qui vont rencontrer les enfants. »

L’alopécie en plaques, ou pelade, est une maladie auto-immune qui provoque la perte de cheveux et des poils du corps en partie ou en totalité.

Kevin Bull avait 21 ans quand il a commencé à perdre ses cheveux. Les médecins lui ont diagnostiqué une alopécie universalis, la forme la plus grave de la maladie. Selon l’association canadienne de dermatologie, cette forme d’alopécie est caractérisée par la perte totale des cheveux et des poils du corps. Elle est rare, ne touchant que 1 % des personnes atteintes de pelade.

« L’alopécie ne menace pas la santé, mais il y a beaucoup de gens qui, quand ils développent l’alopécie, ne se sentent pas confortables et ça diminue leur confiance en eux. »

L’objectif de CAP est essentiellement de donner confiance aux enfants qui ont l’alopécie, ajoute-t-il, heureux de parler de cette fondation.