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Il y a deux ans, une fillette de sept ans succombait à ses blessures après avoir été découverte bâillonnée et ligotée dans une résidence de Granby. Son père et sa belle-mère sont en attente de leur procès.
Il y a deux ans, une fillette de sept ans succombait à ses blessures après avoir été découverte bâillonnée et ligotée dans une résidence de Granby. Son père et sa belle-mère sont en attente de leur procès.

Deuxième anniversaire du décès de la fillette de Granby

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
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Le drame avait secoué tout le Québec. C’était il y a deux ans. Une fillette âgée d’à peine sept ans avait été retrouvée ligotée et bâillonnée dans une résidence familiale de Granby. Le lendemain, elle succombait à ses blessures.

L’enfant qui était suivie par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avait été découverte gravement blessée dans la maison où elle vivait avec son père et sa belle-mère. Petits et grands avaient improvisé un mémorial sur le terrain de la résidence où le drame s’était déroulé en y déposant des dizaines de peluches et de fleurs.

Des politiciens s’étaient aussi rendus sur les lieux de la tragédie. La mort de la fillette a soulevé des inquiétudes sur le système de protection de la jeunesse et sur le soutien aux familles en situation de vulnérabilité.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, présidée par Régine Laurent, a eu le mandat d’examiner les dispositifs de protection de la jeunesse dans différents réseaux d’intervention du Québec. Le gouvernement s’est alors engagé à entreprendre une réflexion sur les services de protection de la jeunesse, la loi qui l’encadre, le rôle des tribunaux et des services sociaux, entre autres.

Des constats et des orientations ont été présentés en novembre dernier. Le rapport de la commission sera quant à lui soumis au gouvernement ce vendredi, en ce deuxième anniversaire du décès de la fillette de Granby, et rendu public lundi.

Procès à venir

Le père de l’enfant et sa conjointe, la belle-mère de la fillette — leur identité et celle de la petite sont couvertes par une ordonnance de non-publication afin de ne pas identifier les autres enfants du couple — sont en attente de leur procès. L’homme âgé de 31 ans fait face à des accusations de négligence criminelle, de séquestration et d’abandon d’enfant avec omission de lui avoir fourni les choses nécessaires à la vie, tandis que sa conjointe, âgée de 36 ans, doit répondre de meurtre au deuxième degré, de séquestration et de voies de fait graves.

Les procès devant jury se dérouleront dans un autre district judiciaire que celui où les crimes présumés ont été perpétrés, plus précisément au palais de justice de Trois-Rivières. Celui de la femme commencera le 13 septembre et devrait durer six semaines.

Le dossier du père a quant à lui été reporté au 9 décembre. À ce moment-là, des dates de procès pourraient alors être fixées pour l’année 2022.