Deux Montréalais doivent comparaître lundi en lien avec des infractions commises en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.

Deux personnes accusées d'usage frauduleux d'un passeport

Deux Montréalais font face à des accusations d’usage frauduleux d’un passeport en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés. Ils sont soupçonnés d’avoir fait entrer illégalement plus d’une personne en sol canadien au poste frontalier de Saint-Armand.

Les faits reprochés à Mamadou Saliou Diallo et Madina Barry se seraient déroulés entre décembre 2016 et février 2018. L’enquête tend à démontrer que les deux hommes auraient tenté — et réussi — à faire entrer des personnes au pays en utilisant le passeport de M. Barry.

« M. Diallo aurait notamment aidé ou encouragé ou aurait tenté d’aider ou d’encourager une personne à faire des présentations erronées sur l’identification de cette personne. Selon l’enquête, les deux accusés auraient également fait le commerce d’un document pouvant ou censé établir l’identité d’une personne, soit le passeport de M. Barry », explique-t-on dans un communiqué émis par l’Agence des services frontaliers du Canada.

L’Agence n’a pas voulu préciser le nombre de personnes qui auraient ainsi pu franchir la frontière afin de ne pas nuire aux procédures judiciaires, a fait savoir Dominique McNeely, conseiller en communications pour le Québec à l’Agence des services frontaliers du Canada.

Les deux Montréalais, qui étaient représentés par leur avocat lors du retour de leur dossier au tribunal lundi, ont été accusés en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, en février dernier, au palais de justice de Granby. Durant les procédures judiciaires, ils sont en liberté.

L’utilisation frauduleuse d’un document d’identité canadien est une « infraction grave », rappelle l’Agence. « Ce sont des accusations criminelles. Les personnes, en vertu de la loi, s’exposent potentiellement à des peines d’emprisonnement », explique M. McNeely.

Les accusés sont attendus à nouveau au tribunal en mai.