L’ajout de deux passerelles permettra de joindre le centre-ville de Lac-Brome au secteur de l’autoroute 10 par le biais d’un sentier multifonctionnel. Celui-ci sera accessible autant à pied, à vélo, qu’en raquette ou en ski de fond.

Deux passerelles installées par hélicoptère à Lac-Brome

Dans les cartons de la municipalité depuis longtemps, les deux passerelles permettant de compléter le long sentier qui rallie Knowlton à Foster ont été installées cette semaine. Une opération qui n’est pas passée inaperçue, alors qu’un hélicoptère a été mis à profit, affirme le maire, Richard Burcombe.

Selon lui, les curieux étaient nombreux, autant à la plage Douglass, où se trouvaient les sections de passerelle à déplacer par la voie des airs, que sur le lac. La patrouille nautique de la municipalité ainsi que la Sûreté du Québec étaient d’ailleurs sur place pour assurer la sécurité du secteur. Comme l’opération s’est déroulée lundi dernier, les élections fédérales ont été reléguées au second plan durant quelques heures à Lac-Brome, relève en souriant le maire Burcombe.

« Quelle opération ! Je suis content que ça soit terminé. Ça fait des années qu’on parle des passerelles. Ça va être un des plus beaux sentiers de la région », a-t-il lancé vendredi.

Un hélicoptère a été mis à profit pour mettre en place les quatre sections qui composent les nouvelles passerelles du sentier multifonctionnel à Lac-Brome, qui totalise désormais 12,6 km.

Pour l’heure, il n’est toutefois pas encore possible d’emprunter les passerelles. Les travaux d’aménagement, réalisés au coût d’un million de dollars, se poursuivront au cours des prochaines semaines.

Mais, à terme, il sera possible de partir à pied, à vélo, en raquette ou en ski de fond à partir du centre-ville et de joindre l’autoroute des Cantons-de-l’Est par le biais du sentier multifonctionnel, aménagé sur l’ancienne emprise ferroviaire, qui totalisera 12,6 km. Il offrira au passage des vues imprenables sur le lac Brome, souligne Ghyslain Forcier, responsable des communications.

« Le plus important, c’est que ça va permettre de rejoindre le réseau cyclable de Waterloo, Granby et Bromont », fait également valoir Richard Burcombe, alors que la Route Verte est à proximité.

Deux phases

Le sentier existait déjà, mais il était morcellé en différentes sections. Son raccordement a été réalisé en deux temps. Une première phase a été complétée dans le secteur Quilliams en 2017, où la présence de milieux humides compliquait les déplacements sur les portions de sentiers existants. Cinq passerelles ont ainsi été ajoutées, au coût de quelque 650 000 $. Et deux secteurs ont ainsi pu être reliés, dit M. Burcombe.

Mais le sentier était encore coupé en deux dans le secteur de Trestle Cove. Les ponts ferroviaires qui permettaient jadis d’enjamber une baie en passant par une petite île ont été démolis lorsque le CP a cessé d’utiliser la voie ferrée.

L’ajout des passerelles devenait incontournable pour compléter le sentier dans son ensemble. Les coûts de cette deuxième phase s’élèvent à 1 million de dollars, mais Lac-Brome a obtenu une subvention de 150 000 $ du gouvernement provincial dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR).

Ce sont quatre sections de 9000 livres chacune que l’hélicoptère a dû transporter pour permettre l’assemblage des deux passerelles en aluminium, réalisées par le groupe Maadi de Boucherville. L’entreprise BSL a été chargée des travaux d’aménagement et d’installation.

Le projet avait déjà été envisagé en 1995, mais il avait été rejeté par une majorité de citoyens dans le cadre d’un référendum, rappelle Richard Burcombe.

« Après, les autres conseils municipaux n’ont pas voulu rouvrir le dossier. J’ai été élu en 2013 et c’est devenu une priorité, dans notre planification stratégique 2015-2020, d’installer les passerelles », dit-il.

Et, cette fois-ci, le projet a fait l’unanimité ou presque. Seules quelques signatures ont été apposées au registre dans le cadre du règlement d’emprunt, fait valoir le maire de Lac-Brome.

« Les mentalités ont changé. Je suis très fier parce que c’est un projet pour tous les citoyens. Tout le monde peut utiliser le sentier. Les visiteurs aussi », se réjouit-il.