Les faits allégués se sont produits le 4 novembre dernier au Walmart de Granby­, où la victime était employée.

Deux hommes au banc des accusés

Deux individus ont été reconnus coupables d’avoir proféré des menaces de mort envers autrui dans le cadre de deux dossiers distincts entendus la semaine dernière par le juge Serge Champoux.

Le 7 juin dernier, le magistrat a déclaré Stéphane Poitras coupable d’avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles à une femme. Les faits allégués se sont produits le 4 novembre dernier au Walmart de Granby, où la victime était employée.

Ce jour-là, M. Poitras s’est présenté au comptoir photo du commerce, où il insiste pour imprimer lui-même ses photos. Il ne veut pas montrer celles-ci à l’employée, qui lui demande alors si celles-ci présentent de la nudité. Leur impression irait dès lors à l’encontre de la politique du magasin, précise-t-elle.

Malgré cela, M. Poitras insiste pour imprimer ses photos, et lui-même de surcroît. L’échange s’envenime quand l’employée refuse à nouveau de le laisser faire : Stéphane Poitras lui aurait alors dit que « ça ne finira pas comme ça », qu’il l’attendra à la fin de son quart de travail et qu’il la « tuera », possiblement avec le couteau qu’il a avec lui, a témoigné la femme.

Ébranlée, celle-ci informe son supérieur et contacte les policiers, qui se mettent à la recherche de l’accusé ayant pris la fuite immédiatement après l’altercation.

Une fois localisé, M. Poitras « montre des signes d’agressivité ou précurseurs de violence », « tient des propos bizarres, ou décousus » et « semble se parler à lui-même », relève le juge Champoux. On retrouve un couteau rétractable dans son sac à dos.

En défense, M. Poitras avouera qu’une seule photo comportait de la nudité et reconnaît qu’il y a eu « altercation ». Il explique son refus de se faire aider par l’employée parce qu’il s’agit à ses yeux « d’objets personnels », mais nie avoir proféré des menaces à son endroit et avoir fait référence à son couteau.

Les contradictions dans son témoignage n’ont pas convaincu le juge Champoux, qui a conclu à la culpabilité de l’accusé.

Un « caractère explosif »
Toujours le 7 juin, le juge Champoux a rendu un verdict semblable à l’endroit de David Carpentier, accusé d’avoir menacé de causer la mort ou des lésions corporelles à son ex-conjointe et d’avoir résisté à son arrestation, en septembre dernier.

L’incident s’est produit alors que M. Carpentier et son ex-conjointe devaient se rencontrer pour échanger la garde de leur fils. L’accusé était en retard, Madame rentre chez elle.

Mécontent de voir qu’elle n’est pas présente au lieu de rendez-vous à son arrivée, M. Carpentier appelle la dame et se met à l’invectiver. Celle-ci met son téléphone en mode haut-parleur, ce qui permet à son conjoint d’entendre l’accusé proférer « des menaces de la tuer, en plus d’autres insultes », relève le juge.

La femme appelle les policiers qui se rendent au lieu de rencontre pour arrêter M. Carpentier, qui s’enfuit avant d’être rattrapé par les forces de l’ordre. Une fois dans l’autopatrouille, il aperçoit son ex-conjointe venue chercher l’enfant, à qui il commence à « hurler des insanités », et ce, « de façon complètement incontrôlable ».

L’accusé, qui avait de nombreux antécédents judiciaires, a reconnu les faits, mais a nié avoir fait des menaces qu’il aurait faites à la mère de son enfant.

Notamment en raison de son témoignage décousu et de son « caractère explosif », le juge n’a pas pu retenir la version de l’accusé.