Joël Desmarais et Michel Mailhot

Deux élus se partageront des allocations de 67 076$

Les deux conseillers municipaux à Granby qui ont quitté la vie politique au terme du dernier mandat ne repartent pas les mains vides. Ils se partagent des allocations de départ et de transition qui totalisent 67 076 $, selon les informations obtenues du service des finances de la Ville.

Une bonne part de cette enveloppe va cependant à l’ex-­représentant municipal du district 10, Michel Mailhot. Celui-ci a décidé de ne pas déposer à nouveau sa candidature, après un parcours politique de 20 ans. Il a droit à une allocation de départ de 17 668 $ et à une allocation de transition de 22 935 $.

« Plus un élu reste longtemps, plus ça se dilue dans le temps », a relevé le principal intéressé à La Voix de l’Est. « Sur 20 ans, ça ne fait pas beaucoup. C’est environ 2000 $ par année. C’est loin d’être exagéré », juge-t-il.

L’allocation de départ est prévue, en vertu de la Loi sur le traitement des élus municipaux, dans les municipalités ayant adhéré au régime de retraite des élus municipaux, comme la Ville de Granby. Le montant de cette allocation est égal à la rémunération de deux semaines multipliée par le nombre d’années de services, sans toutefois excéder le salaire des 12 derniers mois. 

Plus généreuse — et décriée par certains au cours des dernières années —, l’allocation de transition représente, pour sa part, trois mois de rémunération par année de service, jusqu’à un maximum d’un an de salaire.

Rente

Les élus bénéficient par ailleurs d’un régime de retraite, auquel ils souscrivent personnellement, tout comme la Ville de Granby y verse sa part à titre d’employeur. Mais ce n’est pas la Ville qui gère ce régime, précise le directeur des finances, Jean-Pierre Renaud, mais bien Retraite Québec. 

« La rente des élus municipaux a beaucoup baissé. Donc, ça s’équilibre un peu (avec les allocations). Parce que la rente et les primes que j’ai, c’est moins que ce que d’autres (élus) ont eu dans le passé », calcule Michel Mailhot.

Besoin d’aide

Joël Desmarais, qui a pour sa part représenté le district 5 durant quatre ans, reçoit une allocation de départ de 3537 $ et une allocation de transition de 22 935 $. L’ex-conseiller municipal aurait aimé tenter de conserver son siège lors de la récente élection, mais il a dû subir une microchirurgie au dos en septembre. Sa condition physique ne lui permettait donc pas de mener une campagne électorale. 

Dans les circonstances, M. Desmarais­ affirme que les allocations sont les bienvenues, car ses revenus sont limités depuis deux mois, alors qu’il travaille comme travailleur autonome à titre de courtier immobilier.

La somme de ces allocations correspond par ailleurs grosso modo au budget de recherche et de soutien offert annuellement aux élus, mais dont il ne s’est jamais prévalu, fait remarquer Joël Desmarais. Les élus disposent chacun d’un peu plus de 6500 $ par année pour le remboursement de certaines dépenses liées à leurs fonctions. De façon générale, ce budget est très peu utilisé à Granby. En 2016, seuls 2234 $ ont été réclamés sur les 65 850 $ totaux mis à la disposition des 10 conseillers. 

Afin de se dégager de certaines tâches administratives liées à son travail de courtier immobilier, M. Desmarais affirme par ailleurs avoir dû embaucher une adjointe administrative dans les semaines suivant son élection il y a quatre ans. Elle a travaillé, à raison d’environ 25 heures par semaine, pour lui permettre d’avoir plus de temps à consacrer à son travail d’élu, dit-il. 

Au terme de la dernière élection, en 2013, la somme des différentes allocations avait été plus élevée. Le maire et les six conseillers municipaux défaits s’étaient partagé près de 270 000 $.