Deux boas de cinq et six pieds ont été retrouvés dans un logement à Waterloo, jeudi dernier.

Deux boas retrouvés dans un logement

Que des propriétaires délaissent chats ou chiens autour du 1er juillet n’étonne plus personne. Cependant, la SPA des Cantons a eu toute une surprise jeudi dernier, lorsqu’elle a dû récupérer deux boas abandonnés dans un logement à Waterloo.

Un locataire évincé de son logement à Waterloo avait laissé derrière lui « deux belles surprises dans des vivariums, c’est-à-dire un boa de six pieds et un autre de cinq pieds » relate avec ironie Carl Girard, directeur de la SPA des Cantons.

Comme la propriétaire de l’immeuble n’avait pas les nouvelles coordonnées du propriétaire des reptiles, elle a fait appel à la SPA.

Heureusement, le personnel de l’organisme avait déjà suivi des formations avec le Zoo de Granby sur la manipulation sécuritaire des serpents, alors la récupération des deux boas s’est déroulée sans encombre.

27 chats, 12 chiens, 1 furet
Mis à part ces reptiles, la SPA a recueilli 27 chats, 12 chiens et un furet à la suite des déménagements cette année — des chiffres « pas mal standard », selon M. Girard.

Celui-ci précise toutefois que, même si les interventions concernant des serpents sont encore plutôt rares, il en survient de plus en plus.

« D’habitude, quand on [était appelé pour un serpent], on faisait le saut. Maintenant, c’est quatre ou cinq facile par année, au minimum ! On a eu par le passé un serpent abandonné sur une poignée de porte, et un autre dans un bain. Mais depuis deux ans, on en voit beaucoup plus », signale M. Girard.

Nouvelle maison
Les deux spécimens recueillis à Waterloo, qui sont de la sous-espèce « Red tail », ont été transférés mardi matin à l’Exotarium, une ferme d’élevage et d’acclimatation de reptiles à Saint-Eustache.

« Ils sont en bon état. Pas en super état, mais ils ne sont pas trop maigres », annonce Hervé Maranda, propriétaire de l’Exotarium.

Selon lui, les serpents étaient dociles : ils n’auraient ni sifflé ni tenté de mordre le personnel.

M. Maranda présume que les deux reptiles ne trouveront pas de nouveaux propriétaires, et qu’ils resteront donc dans leur vivarium de l’Exotarium. Le propriétaire de l’endroit s’en servira alors pour faire de la sensibilisation auprès de ceux qui achètent des serpents alors qu’ils ont la taille d’un « gros crayon », sans penser à la grosseur que peut atteindre l’animal.

« De moins en moins de personnes achètent des serpents qui vont grossir autant que ça [parce qu’ils] prennent plus de place, sont plus chers à nourrir, et il ne faut pas avoir peur pour manipuler un serpent qui [peut atteindre] quatre, cinq ou six mètres. Et un boa, c’est inoffensif, mais les pythons peuvent être plus dangereux — moins qu’un gros chien, mais il faut quand même faire attention », rappelle M. Maranda.