Julie Bertrand et Renée Roy reviennent de leur aventure hors de l’ordinaire du rallye Roses des Sables.

Deux avocates dans le désert

« Intense et dépaysant » : c’est ainsi que Renée Roy qualifie son expérience au rallye automobile Roses des Sables, auquel elle a pris part avec son amie Julie Bertrand, l’autre moitié de l’équipe les Maîtres du désert. Les deux Granbyennes sont revenues il y a un mois d’un périple de 23 jours qui leur a permis de vivre toute une gamme d’émotions fortes et de visiter trois pays sur deux continents.

Les deux femmes sont revenues du Maroc depuis le 28 octobre dernier, mais leur coeur y est encore. Elles ont pris part à la mythique course du trophée Roses des sables, une aventure intense de conduite dans le Sahara marocain. Une expérience qui, de leur propre aveu, leur a permis de sortir de leur zone de confort.

« C’est vraiment dépaysant et trippant, même si à certains moments on se demandait pourquoi on s’était embarqué là-dedans », explique Julie Bertrand, avocate de formation comme sa collègue Renée Roy, d’où le nom de l’équipe.

Les coéquipières avaient réuni leurs amis et familles dans un 5 à 7 au Café de la Brûlerie, question de « boucler la boucle » en remettant 500 $ à la Fondation du cancer du sein qu’elles ont amassés.

Les cours de préparation à la conduite sur sable ont permis à l’équipe d’éviter de rester prise sur le trajet.

Aventure

La particularité de la course, qui en était cette année à sa 18e édition, était de permettre à des pilotes amatrices de compétitionner dans les conditions difficiles du désert du Sahara. Cette année, 280 participantes étaient des épreuves, dans quatre catégories de moyens de transport. « Nous étions déjà parties ensemble en Roumanie. Je m’occupais des directions et Renée conduisait. On ne s’est pas posé la question pour le voyage », explique Julie Bertrand.

Même si le départ se faisait dans le Sud marocain, les deux coureuses ont choisi de louer leur « tank du désert », un Toyota HDJ 80, en France. « Avant de partir, on a pu se pratiquer avec la voiture qu’on allait utiliser dans la course. Je me suis pratiquée, on a suivi un cours de mécanique et on a pu pratiquer l’orientation à la boussole », soutient Me Roy.

Malgré les apparences, la conduite dans le Sahara ne serait pas si ardue dans la réalité, aux dires de Renée Roy. L’accessibilité est d’ailleurs l’un des objectifs des organisateurs. « Il faut surtout être attentif et savoir changer de vitesse au bon moment. Par exemple lorsqu’on monte une dune, ce n’est vraiment pas le temps de la changer », rappelle Renée Roy. Les quelques journées de préparation en amont de la compétition auront permis à l’équipe d’éviter de se prendre dans la sable tout au long des compétitions.

S’en est suivi un trajet de plusieurs milliers de kilomètres jusqu’en Afrique, trajet qui a été fait en sens inverse au retour.

Sur les 23 jours du voyage, seulement 10 ont été réservés à la compétition. « La routine, c’est de se lever vers 6 h du matin, de déjeuner au bivouac qui est comme un petit village temporaire, et de partir vers 8 h, tout dépendant du classement. Il y a certaines participantes qui arrêtaient pour dîner, mais nous on roulait toute la journée jusqu’au soir. Après le souper, on étudie le roadbook du lendemain pour se préparer au trajet », explique la pilote de l’expédition.

Même si le duo prenait part à l’aventure pour le plaisir, les Maîtres des sables ont tout de même terminé en 46e position sur les 110 équipes participantes.

« On était bien contentes du résultat, mais notre objectif était surtout de finir la course sans se blesser, sans se chicaner et sans trop pelleter ! », lance Julie Bertrand.