Mario Boucher nie avoir touché une mineure et lui avoir demandé des faveurs sexuelles.

Deux ans moins un jour pour Mario Boucher

Un homme de Granby reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement une mineure a pris le chemin de la prison, mardi.

Le tribunal a statué qu’une sentence de deux ans moins un jour convenait à Mario Boucher, un mouleur de 48 ans. C’est ce que demandait la défense, représentée par Me Crystel Demers. Son client pourra ainsi purger sa peine dans une prison de juridiction provinciale.

Pour la poursuite, Me Élise Côté-Lebrun demandait une peine de deux ans, ce qui aurait envoyé l’accusé dans un pénitencier fédéral. Dans sa décision, le juge Paul Dunnigan, de la Cour du Québec, a pris en compte l’évaluation sexologique de M. Boucher, qui démontrait un faible risque de récidive, et son absence d’antécédents judiciaires.

À sa sortie de prison, le quadragénaire sera assujetti à une probation de trois ans et il lui sera interdit d’être en présence de mineurs pendant 10 ans. Sa détention risque toutefois fort d’être reportée puisqu’il en appelle du verdict. Il n’a pas été possible, mardi, de connaître les motifs de l’appel.

Négation
Mais M. Boucher a toujours nié avoir touché l’entrejambe de la victime, une fillette âgée de 8 à 15 ans au moment des faits reprochés (elle n’est pas parente avec lui). Il nie aussi lui avoir exigé une fellation et lui avoir demandé de le masturber. En tout, une dizaine de gestes commis à Granby et Roxton Falls ont été retenus par la cour.

« Le tribunal ne croit pas l’accusé », avait résumé le juge Dunnigan en rendant son verdict, en mai. Le magistrat avait trouvé douteux que M. Boucher dise avoir été trop occupé à travailler et à faire des rénovations chez lui pour avoir commis les infractions reprochées. Sa mémoire, pourtant très bonne sous d’autres aspects, devenait aussi floue relativement aux gestes commis.

L’attitude générale de l’accusé à son procès et son agacement face à certaines questions ont aussi pesé dans la balance. Quant au témoignage de la victime, aujourd’hui âgée de 19 ans, il comportait certaines contradictions « mais rien qui ne permet de nier sa fiabilité », avait dit le juge.

Mario Boucher, qui est aussi père d’un enfant, a donc été trouvé coupable de quatre accusations, soit deux d’incitation à des contacts sexuels avec une mineure, un de contacts sexuels avec une mineure et un de voies de fait. Lors d’une dispute, il avait retenu la victime contre son gré sur un comptoir de cuisine.