Benita Polanco a reçu des dons totalisant près de 1000$ en quelques jours pour l’aider à rembourser son importante dette pour les soins médicaux de sa demi-soeur.

Dette envers le CIUSSS de l'Estrie: « Vraiment, la générosité des gens fait chaud au coeur »

En novembre dernier, La Voix de l’Est rapportait l’histoire de Benita Polanco, aux prises avec une importante dette en raison des ennuis de santé de sa demi-sœur, venue de République dominicaine la visiter sans être assurée. Le cri du cœur de la résidente de Saint-Paul-d’Abbotsford a été entendu. Si bien que plusieurs personnes lui ont donné un coup de pouce.

« J’espérais que des gens veuillent m’aider, mais je ne me faisais pas d’illusions. Quand le téléphone a commencé à sonner, j’ai réalisé que plusieurs personnes étaient prêtes à me donner de l’argent. Vraiment, la générosité des gens fait chaud au cœur », a-t-elle confié.

En fait, la mésaventure de Benita Polanco a pris naissance il y a presque un an, en pleine réunion du temps des Fêtes. Leysida de la Rosa, sa demi-sœur, était alors en voyage au Québec après avoir visité son fils à Toronto. La famille filait le parfait bonheur. Cependant, les festivités ont été de courte durée, car la Dominicaine de 57 ans a commencé à avoir des problèmes respiratoires. Elle a donc dû être hospitalisée d’urgence au centre hospitalier de Granby (CHG). Bien qu’elle n’était pas assurée, le personnel médical n’a pu la laisser partir étant donné la gravité de sa condition.

La quinquagénaire a finalement été alitée durant une dizaine de jours. Elle a même dû être transférée au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) pour y passer des tests plus poussés, soit une coronarographie. On lui a diagnostiqué une « surcharge pulmonaire » jumelée à une « insuffisance cardiaque sévère ».

Contrecoup

Benita Polanco était loin de se douter du contrecoup de ce malencontreux épisode : la facture pour les soins prodigués à sa demi-sœur totalisait plus de 20 000 $. Le solde à payer se dressait comme un obstacle quasi insurmontable pour la Québécoise d’adoption. Pour en ajouter, celle qui travaille à la fromagerie Agropur de Saint-Damase a appris qu’elle va perdre prochainement son emploi, car la succursale va fermer ses portes.

Après la publication du texte de La Voix de l’Est, Mme Polanco a reçu des dons du public s’élevant à près de 1000 $. Elle a également souligné avoir conclu une entente avec le CIUSSS de l’Estrie pour étaler les paiements de la dette résiduelle avoisinant 14 000 $. Malgré les obstacles, Mme Polanco demeure résiliente. « C’est une épreuve. Ce n’est pas facile, a-t-elle dit, mais je vais travailler fort pour m’en sortir ».