Les 44 établissements de la commission scolaire du Val-des-Cerfs qui utilisent un système de chauffage par combustion sont désormais équipés de détecteurs de monoxyde de carbone.
Les 44 établissements de la commission scolaire du Val-des-Cerfs qui utilisent un système de chauffage par combustion sont désormais équipés de détecteurs de monoxyde de carbone.

Détecteurs de monoxyde de carbone: Val-des-Cerfs pleinement équipée

Tous les établissements de Val-des-Cerfs qui nécessitent un détecteur de monoxyde de carbone en sont désormais équipés, affirme la commission scolaire.

Il y a un an, une fuite de ce gaz toxique et inodore avait mené à l’évacuation d’une école primaire de Montréal. Une trentaine de personnes avaient alors été hospitalisées. 

L’établissement scolaire ne détenait pas de détecteur de monoxyde de carbone, ce qui a incité Québec à exiger que toutes les commissions scolaires s’assurent que leurs écoles soient sécuritaires.

Un décret ministériel adopté en août 2019 les a ensuite obligées à équiper adéquatement tous les bâtiments qui en avaient besoin avant le 15 novembre dernier.

Malgré cela, un reportage de Radio-Canada a récemment révélé que 20 % des 2459 bâtiments scolaires du Québec dotés d’un système de combustion n’avaient toujours pas les détecteurs nécessaires.

Centrale d’alarme

À Val-des-Cerfs, les 44 établissements qui utilisent un système de chauffage par combustion — la plupart au gaz naturel — sont désormais équipés de détecteurs de monoxyde de carbone. Les trois autres sont 100 % électriques, indique François Bergeron, directeur du service des ressources matérielles.

Il s’agit des écoles primaires des Bâtisseurs et Eureka à Granby ainsi que l’école Notre-Dame-de-Lourdes, à Saint-Armand.

La moitié des écoles de Val-des-Cerfs qui en nécessite sont munies de détecteurs de type résidentiel, donc non reliés à une centrale d’alarme et jugés moins sécuritaires.

Un appel d’offres de 136 000 $ a été lancé afin de les remplacer ce printemps par des détecteurs commerciaux, dit M. Bergeron. Il s’attend d’ailleurs à ce que la Régie du bâtiment du Québec impose une norme de détecteurs de type commercial pour tous les établissements d’enseignement.

La commission scolaire a déjà investi 33 000 $ pour se conformer aux exigences.

« On est équipés. On est aux normes et nous faisons des inspections annuelles de l’ensemble de nos chaufferies, indique le directeur du service des ressources matérielles. On ne saurait tolérer une installation qui n’est pas conforme. »