Le directeur général du Centre de traitement de l'alcoolisme et des toxicomanies pour hommes l'Envolée, Nicolas Bédard, s'inquiète des récentes coupes annoncées par la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais.

Désintoxication: coupes annoncées dans l'aide de Québec

La diminution de la durée de séjour payée par le gouvernement du Québec pour une thérapie en désintoxication inquiète les intervenants du milieu, mais aussi les prestataires. C'est le cas au Centre de traitement de l'alcoolisme et des toxicomanies pour hommes l'Envolée de Granby, où le séjour passera de six à trois mois à la suite des coupes.
La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, a récemment annoncé qu'à compter de l'été, le gouvernement déboursera pour un maximum de 90 jours (ou deux séjours de 45 jours) annuellement pour une thérapie pour toxicomane ou alcoolique pour une personne bénéficiant de l'aide sociale. «On a beaucoup de monde inquiet», affirme Nicolas Bédard, directeur général du Centre.
La clientèle prestataire d'aide sociale, enchaîne M. Bédard, séjourne presque toujours dans des centres de longue durée, notamment parce qu'elle compose souvent avec des problématiques sous-jacentes, comme un problème de santé mentale ou d'ordre judiciaire. «Ces gens-là requièrent des soins beaucoup plus longs que 45 jours», fait-il savoir.
La cure offerte par le centre l'Envolée est de six mois. L'endroit peut accueillir 112 prestataires à la fois. La clientèle est composée à 50% d'hommes envoyés par les tribunaux via un programme qui oblige les centres de thérapie à offrir des séjours de six mois. D'autres sont référés par l'entremise des hôpitaux et des centres pour itinérants.
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