Une vingtaine de citoyens ont assisté au samedi matin du maire Bonin auquel prenait par le directeur des finances de la Ville de Granby, Jean-Pierre Renaud.

Des yogis souhaitent conserver leur local

Le yoga est-il un sport ? Les yogis qui donnent ou reçoivent des cours offerts par la Ville de Granby assurent que non et que l'activité n'a rien à faire sous la juridiction de Granby Multi-Sports (GMS).
Les cours de yoga de la Ville de Granby pourraient être relocalisés, ce que dénoncent les yogis.
Ayant reçu un avis selon lequel leurs cours pourraient être relocalisés dans la nouvelle salle multifonctionnelle de l'église Notre-Dame, les yogis ont tenté de plaider leur cause auprès de Patrice Faucher, directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire, et déplorent ne pas avoir été écoutés. 
Ils se sont mobilisés, samedi, pour obtenir des réponses du premier magistrat de Granby. Après discussions, ils en sont venus à la conclusion qu'en revenant sous l'égide de Vie culturelle et communautaire (VCC), ils pourraient conserver leur local dans le centre culturel France-Arbour. 
Les cours de yoga de la Ville sont donnés dans ce local depuis de nombreuses années, à l'exception de quelques périodes lors desquelles les cours avaient dû être déplacés, disent-ils. Les enseignants de yoga et les élèves qui se sont rendus au samedi matin du maire Bonin pour en parler estiment que l'endroit répond parfaitement à leurs besoins : la température y est idéale, tout comme la tranquillité et l'énergie qui y circule. Ils craignent de ne pas retrouver ces éléments nécessaires à leur pratique­ dans l'ancienne­ église.
Le groupe relève aussi un manque de communication entre VCC et GMS lorsqu'il est temps de louer le local à d'autres groupes, si bien que le yoga a parfois été relocalisé à la dernière minute. Cependant, le local n'appartient ni aux yogis ni à GMS. 
Le maire Pascal Bonin n'a pas voulu faire d'ingérence politique, mais il s'est dit étonné de la question puisque rien ne lui avait été rapporté jusqu'à présent. Ces citoyens ont été invités à communiquer avec Stéphane Giard, conseiller municipal responsable des sports, et Denise Tremblay­, conseillère responsable de la culture, qui devraient assurer un suivi avec Patrice Faucher. M. Bonin s'est toutefois engagé à s'en mêler si, dans une semaine, les yogis n'ont pas obtenu de réponse de la part des élus.
Permis en ligne
Le samedi matin du maire portait, ce week-end, sur les permis en ligne. Le site Web qui permet de faire une demande de permis pour une réparation a été décortiqué et quelques citoyens en ont profité pour poser des questions, notamment sur l'exception concernant les secteurs où il y a un PIIA (plan d'implantation et d'intégration­ architecturale). 
Jean-Pierre Renaud, directeur des finances de la Ville, a expliqué que le permis ne pourra pas être reçu dans les instants suivant la demande. Lorsqu'un citoyen entre l'adresse de sa propriété sur le site Internet, le système détecte s'il y a un PIIA et la demande est aussitôt transmise à un employé du département de l'urbanisme qui l'évaluera­ durant la semaine.
Le maire et M. Renaud se sont montrés rassurants quant au système de sécurité du site, mais aussi quant à ce qui adviendra des informations personnelles sur les citoyens qui y sont inscrites. Celles-ci ne seront pas transmises à des compagnies externes. « Ça n'a jamais été notre but », soutient M. Bonin.
De nouveaux types de demandes de permis s'ajouteront bientôt, comme ceux de construction et de brûlage, a-t-on aussi pu apprendre.