La coordonnatrice du Partage Notre-Dame, Julie Rivet, veut sensibiliser les citoyens aux impacts qu'entraînent les vols des vêtements.

Des vols à répétition chez Partage Notre-Dame

« On se fait voler à tour de bras. On se fait briser notre bac, les gens forcent les portes. C'est bien décevant », déplore Julie Rivet, coordonnatrice du Partage Notre-Dame de Granby.
Des vols et des bris surviennent à répétition dans le conteneur métallique où les vêtements offerts par des citoyens sont déposés, rue Racine, à deux pas de leurs locaux. Une des deux portes du conteneur, celle qu'on ne voit pas de la rue St-Antoine, a souvent été endommagée. 
Des chaînes sont installées pour retenir la porte, qui devient une chute à linge où déposer les sacs de vêtements à offrir, quand on l'ouvre. Or, les chaînes sont constamment brisées, dit Mme Rivet. Des gens entrent également dans le conteneur, certains pour y dormir, et endommagent ainsi tout le système qui supporte la porte. 
Certains voleurs s'équipent même de perches pour récupérer les sacs de vêtements dans le conteneur sans s'y glisser. « Des fois je reçois des appels de personnes qui me disent que des gens magasinaient dans le bac. On retrouve aussi des sacs autour de l'immeuble », raconte la coordonnatrice de la ressource.
Le bac situé dans le stationnement de la Cantine Itri, rue Reynolds à Granby, avait été épargné jusqu'à la semaine dernière où un bris a été constaté par un bénévole. 
Des revenus amputés 
Les vêtements qui sont donnés sont vendus à la friperie du Partage Notre-Dame. Les vols ont pour conséquence directe d'amputer leurs profits.
La vente de vêtements représente la principale source de revenus de l'organisme communautaire qui sert plus d'une centaine de repas à bas prix quotidiennement à des personnes dans le besoin. 
Les frais encourus pour réparer les chaînes et la porte représentent aussi des pertes pour l'organisme. La dernière facture, il y a un mois, se chiffrait à près de 500 $. Dans la dernière année, les coûts ont grimpé dans les quatre chiffres. « C'est des sommes qu'on ne met plus dans les services qu'on offre ici aux gens », explique Julie Rivet. 
Les vols et les bris perdurent depuis un an. Une période d'accalmie, l'automne dernier, a coïncidé avec l'interception de deux personnes par les policiers près du conteneur. « Une de nos bénévoles s'est stationnée près du Partage et a vu deux hommes aller fouiller dans le bac. Elle a appelé les policiers qui sont venus les intercepter. Ça a été tranquille un petit bout temps, mais ça a repris. »
Le Partage Notre-Dame a aussi informé sur Facebook les citoyens de la situation en sollicitant leur collaboration dans l'espoir que les vols cessent. « On veut sensibiliser les gens, leur demander d'ouvrir l'oeil, dit la coordonnatrice. Si des gens ont des informations, ils peuvent nous les communiquer ou appeler le service de police. »
Des plans sont à l'étude pour installer des caméras de surveillance, fait savoir Mme Rivet. Le Service de police de Granby sera également avisé des derniers vols et bris.