La présence de fissures oblige la Ville à pousser plus loin son expertise de la structure de la Maison de la culture de Waterloo.

Des travaux de structure en vue à la Maison de la culture de Waterloo

L’état de la Maison de la culture de Waterloo exige que la municipalité s’y penche sérieusement. L’ancienne église universaliste, qui date de 1870, devra subir des travaux de maçonnerie.

Des fissures apparentes observées sur les murs extérieurs et intérieurs de la bâtisse avaient d’abord sonné l’alerte. Convoqué sur place en octobre dernier, un ingénieur en structure avait relevé quelques problèmes, dont le poids de l’ancien clocher, jugé trop lourd, explique le directeur général de Waterloo, Louis Verhoef, en précisant que des interventions y ont déjà été faites dans le passé.

Le mois suivant, une inspection par l’architecte Sylvain Pomerleau avait révélé que des briques porteuses se désagrégeaient et que le mur surplombant le pignon s’était déplacé.

Devant ce constat, le conseil municipal a accepté, cette semaine, une soumission de 6323,63 $ de la firme ADSP Architecture + Design incluant l’expertise pour intervenir sur le clocher et l’enveloppe du bâtiment, l’expertise sur la structure du clocher et l’évaluation de la charge occupante de la mezzanine.

« Ce mandat vise à faire une analyse plus complète de la situation pour mieux connaître la nature des travaux qui seront nécessaires, ajoute M. Verhoef. À partir du rapport, on verra si la Ville ira en appel d’offres public, sur invitation ou de gré à gré. »

Selon lui, le rapport devrait être déposé en janvier ou février prochain.

Louis Verhoef ne prévoit pas des travaux de grande ampleur.

« Mais si on veut ajouter des choses ou apporter des modifications, ce pourrait être l’occasion de le faire », dit-il, sans fournir plus de détails.

Sans danger

Ce dernier assure toutefois que les travaux de maçonnerie visent d’abord à empêcher la détérioration du bâtiment. « On nous a assuré qu’il n’y avait aucun danger pour le public. »

L’avenir du lieu de diffusion n’est aucunement compromis, affirme le gestionnaire.

Propriété de la Ville de Waterloo, le 441 de la Cour est loué à l’organisme de la Maison de la culture au coût annuel de 1 $. Toutes les dépenses liées au bâtiment sont aux frais de la municipalité.

Depuis que la salle de spectacle y est installée, en 1989, l’édifice a maintes fois fait l’objet de travaux, soit pour le mettre à niveau ou pour l’agrandir de l’intérieur comme de l’extérieur. Aujourd’hui, la Maison offre une salle de spectacles principale pouvant accueillir jusqu’à 275 personnes, et une plus intime au sous-sol, jumelée à une salle d’exposition.

Mercredis chauds

Par ailleurs, c’est à la Maison de la culture que la Ville confiera désormais l’organisation des Mercredis chauds. Ces spectacles extérieurs, qui se tiennent au centre-ville durant la saison estivale, étaient jusqu’ici sous la responsabilité de Tourisme Waterloo.

« On pense que la Maison de la culture a les contacts pour bonifier le concept des Mercredis chauds, en approchant des artistes connus. Pour nous, c’était un mariage naturel », estime le directeur général.

Cette nouvelle association permettra également à la Ville de présenter les spectacles à l’intérieur de l’ancienne église, lorsque le temps sera moins clément, l’endroit possédant déjà les équipements techniques nécessaires.