Des dizaines de membres du SCFP ont brandi leurs pancartes devant l’hôpital de Granby, jeudi, revendiquant bruyamment de meilleures conditions de travail.
Des dizaines de membres du SCFP ont brandi leurs pancartes devant l’hôpital de Granby, jeudi, revendiquant bruyamment de meilleures conditions de travail.

Des travailleurs de la santé dénoncent leurs conditions de travail

Comme ils l’ont fait précédemment cette semaine à Lac-Mégantic et à Sherbrooke, des dizaines de travailleurs de la santé affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont manifesté devant l’hôpital de Granby, jeudi, pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Le dossier de l’équité salariale est au coeur des revendications qu’ont fait valoir les membres de la SCFP présents devant l’établissement de soins de santé. «C’est beau que le gouvernement annonce des primes et des salaires à 26$/h. Mais ce serait tellement plus simple de passer par la loi qui est déjà là pour régler des dossiers qui traînent depuis des années», a indiqué en entrevue le conseiller syndical à la SCFP, Éric Bergeron, qui est au coeur du mouvement contestataire.

Dans les faits, le syndicat, qui représente notamment des préposés aux bénéficiaires, demande à ce que les primes temporaires soient intégrées au salaire des membres, «à bout de souffle». Ces primes viennent à échéance en septembre prochain.

Selon le représentant du SCFP, le dossier de l’équité salariale est en suspens depuis 2010. «Juste en réglant l’équité salariale, les préposés aux bénéficiaires auraient droit à 25,37$/h», a-t-il mentionné.

Après avoir fait bruyamment valoir leurs demandes, brandissant leurs pancartes devant l’hôpital, plusieurs employés se sont dirigés vers le bureau du député de Granby et ministre responsable de l’Estrie, François Bonnardel. Quoique ce dernier n’était pas présent, les manifestants sont restés sur les lieux quelques minutes, notamment afin d’y installer leurs affiches.