Une centaine de soldats du 34e Groupe-brigade du Canada seront à pied d’oeuvre jeudi à l’aéroport Roland-Désourdy dans le cadre d’un exercice à grand déploiement.

Des soldats sur le qui-vive

L’aéroport Roland-Désourdy de Bromont et les terrains avoisinants se métamorphoseront jeudi en zone de combat. Une centaine de soldats seront alors à pied d’œuvre dans le cadre d’un exercice militaire à grand déploiement, au cours duquel s’affronteront deux troupes. Un scénario similaire se déroulera en parallèle dans une carrière à proximité de la route 116 à Acton Vale.

Utilisation de pièces pyrotechniques, déplacements en véhicules blindés et simulation de tir d’obus seront notamment au programme de cette journée toute spéciale, à laquelle participent des centaines de réservistes de l’armée de terre du 34e Groupe-brigade du Canada.

Le but de l’exercice : aiguiser les réflexes des soldats. « On s’entraine toute l’année sur des bases militaires. On est rendu à la période où on valide tout ce qu’on a appris. L’objectif est de déstabiliser les soldats en les amenant à intervenir dans un contexte plus réaliste », a indiqué en entrevue le capitaine Pierre Leblanc, officier d’affaires publiques de l’organisation.

En fait, la troupe sera scindée en deux. Les forces « ennemies » ont pu se déployer mercredi sur le site avant de recevoir les salves de leurs vis-à-vis. « L’ennemi a pu installer des barbelés et plein de trucs du genre sur le terrain. Ce sont des belligérants qui monopolisent l’aéroport. La mission consiste à les empêcher de prendre le contrôle des lieux et de se ravitailler », a résumé M. Leblanc.

Contraintes
Malgré le réalisme de l’exercice en milieu urbain, les militaires devront respecter certaines contraintes, entre autres pour ne pas brimer la quiétude des communautés où se déroule l’action. « Dans la vraie vie, les soldats ne savent pas quand leur ennemi va frapper. Pour nous, ce sera un peu différent. On doit respecter un certain scénario, car on doit faire le moins de bruit possible de nuit dans la population civile », a mentionné le maître d’œuvre de l’opération, précisant que le coup d’envoi des hostilités à Bromont aura lieu à 14 h. Munis d’armes d’assaut (chargées de cartouches de tir à blanc), les soldats pourront alors mettre leurs tactiques de combat à l’épreuve. « Ce sera comme dans les films. C’est vraiment spectaculaire, a fait valoir le capitaine Leblanc. Pour les troupes, c’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail pour améliorer leurs connaissances et leurs compétences. »