Grâce au support offert par leur entourage, Julie Fortin, Frédérick Desrocher ainsi que leurs enfants Nathan et Emy peuvent désormais regarder vers l’avant.

Des sinistrés reconnaissants

Julie Fortin, Frédérick Desrocher et leurs deux enfants ont dû réorganiser leurs vies en ce début d’année, leur maison ayant été la proie des flammes dans la soirée du 1er janvier. Grâce au soutien et à la collaboration offerts par leur entourage, le quatuor granbyen peut désormais regarder­ vers l’avant.

« On a eu beaucoup d’aide venant de proches, d’amis et de voisins. Leur support a été à la fois moral, en temps et en dons. L’école [Saint-Joseph] et le service de garde nous aident beaucoup. Les professeurs sont merveilleux, et particulièrement celui qui enseigne l’éducation physique », explique Mme Fortin.

« Je pense qu’aujourd’hui, on vit tellement dans une société individualiste. Mais [quand] on traverse des situations comme celle-là, on réalise qu’il y a encore des gens sensibles aux événements des autres. Et ça, c’est touchant. Ça doit être dit. »

Tel que rapporté par La Voix de l’Est, un incendie — dont la cause demeure inconnue — a lourdement endommagé la résidence située au 743, place des Aigles, à Granby, au tournant de 2018. La maison est une « perte totale ». 

« Je veux mentionner à quel point on a été choyés avec les pompiers et les policiers. Je trouve que c’est des gens terriblement humains, même s’ils font un travail assez exceptionnel. Ils ont été là pour nous sécuriser, nous rassurer et nous mettre en contact avec les assurances dès le même soir », souligne­ la mère de famille.

Dons et hébergement

Julie Fortin confirme que sa famille a pratiquement tout perdu au plan matériel. « Tout était contaminé. Ce qu’on avait réussi à sortir, on a finalement dû le retourner », raconte-t-elle. Heureusement, la Croix-Rouge canadienne a remis à la famille des bons d’achat valides dans une boutique de vêtements et une épicerie.

Dans les jours qui ont suivi le sinistre, les membres du clan ont été hébergés par les parents de Julie. Ils ont depuis emménagé dans un appartement meublé de la rue Victoria, à Granby. « C’est ce qu’on a trouvé de plus rapide et complet (comme solution). Tout était déjà là, de la petite cuillère jusqu’aux serviettes », précise Mme Fortin. L’une des priorités du couple était de permettre à Emy, 5 ans, et Nathan, 10 ans, de retournement rapidement à l’école. Grâce à divers dons de matériel, c’est maintenant chose faite.

Les deux jeunes ont d’ailleurs fait preuve d’une belle résilience dans un contexte particulièrement délicat. « C’est sûr que, oui, c’est traumatisant et terrible pour eux. Ils ont fait l’inventaire, dans leurs têtes, de tout ce qu’ils ont perdu. Mais je pense que les enfants ont une force que nous, les adultes, on n’a pas. Ils sont capables de vivre dans le présent, et non dans le passé. Je pense que c’est ce qui les aide à regarder devant », fait valoir leur maman. 

« On avance »

La famille doit néanmoins composer avec le revenu d’un seul des parents à l’heure actuelle. Jusqu’à tout récemment, Julie Fortin dirigeait une garderie en milieu familial. 

Lorsque les conditions seront réunies, Mme Fortin souhaite toutefois renouer avec le domaine de l’éducation à l’enfance. Elle espère d’ailleurs que certains anciens clients feront de nouveau appel à ses services. « Je ne suis pas le genre de fille à rester dans le fond du trou, comme on dit. Je m’organise pour grafigner afin de remonter­. Et on avance. »

Par ailleurs, les parents dont les enfants étaient gardés par Mme Fortin­ ont rapidement pu se tourner­ vers d’autres solutions grâce au soutien du bureau coordonnateur­ Familigarde.

Un incendie a lourdement endommagé la maison située au 743, place des Aigles le 1er janvier dernier. La résidence est une « perte totale ».