La saison de ski 2020-2021 aura bien lieu, sous quelques conditions.
La saison de ski 2020-2021 aura bien lieu, sous quelques conditions.

Des propriétaires de stations de ski impatients de lancer la saison

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Les propriétaires de stations de ski de la région peuvent pousser un soupir de soulagement. Le gouvernement du Québec a confirmé vendredi dernier qu’il sera possible de pratiquer les sports de glisse, et ce, même en zone rouge. Pandémie oblige, certaines règles sanitaires devront toutefois être respectées.

«On est très satisfait et je crois que nos clients jubilent : ça prenait un peu de soleil à travers les nuages», a lancé Charles Désourdy, président de Bromont, montagne d’expériences (BME), qui juge les mesures sanitaires raisonnables dans leur ensemble.

«On est très, très heureux. On a hâte de partir les canons à neige et d’accueillir nos clients», a confié pour sa part le PDG de Mont Sutton, Jean-Michel Ryan.

Dans les zones vertes, jaunes et orange, les skieurs et les planchistes de trois ans et plus devront porter un cache-cou ou une cagoule pour se couvrir le visage en tout temps dans les files d’attente et dans les remontées. Le masque est bien entendu obligatoire à l’intérieur des bâtiments pour les personnes de 10 ans et plus. Quant à la capacité des télécabines, elle sera réduite de moitié.

Cependant, si une région vire au rouge, un seul ménage sera admis lors des remontées. Les services de restauration et de location d’équipement, de même que l’école de ski devront fermer. Il sera toutefois possible de se réchauffer à l’intérieur au besoin. Les boutiques des stations demeureront aussi ouvertes.

«Ça prenait un peu de soleil à travers les nuages», a commenté le président de Bromont, montagne d’expériences, Charles Désourdy.

Charles Désourdy espère que certaines modifications soient apportées à ces mesures, notamment sur la limite d’un seul ménage par remontée. Il assure qu’il est possible de maintenir une distance de 1,5 mètre dans les télécabines. et ainsi éviter que les gens s’agglutinent au bas des pentes, ce qui ne ferait que déplacer le problème.

La fermeture de l’école de ski pourrait «faire mal, très mal, car il y a beaucoup de gens qui veulent apprendre à skier», a ajouté M. Désourdy, qui aimerait que les cours privés puissent être maintenus.

Accès restreint 

Si la saison s’annonce achalandée en raison des nombreux snowbirds qui passeront l’hiver au Québec, la station de Bromont calcule qu’elle devra faire baisser sa capacité d’accueil quotidien de 7500 à environ 5000 visiteurs pour se plier aux règles sanitaires. «Ça se peut que les premiers samedis qu’il n’y ait aucun billet disponible. Ce seront juste les abonnés et ceux qui ont des cartes multivisites qui vont être autorisés», a avancé Charles Désourdy.

Au moment de mettre sous presse, la station Mont-Sutton était encore à évaluer si elle allait devoir limiter sa capacité d’accueil.

Une saison rentable? 

Bromont, montagne d’expériences a pu compter sur la subvention salariale d’urgence canadienne (SSUC) depuis le début de la pandémie pour garder la tête hors de l’eau. L’entreprise est encore éligible jusqu’à la fin novembre, mais les nouveaux critères du programme n’ont pas encore été dévoilés par Ottawa. «Si on est éligible cet hiver ça pourrait faire toute la différence», a affirmé Charles Désourdy, qui explique que son entreprise devra embaucher des employés supplémentaires pour la désinfection et le respect des mesures sanitaires.

«On a hâte de partir les canons à neige», a confié Jean-Michel Ryan, PDG de Mont Sutton.

«C’est clair que les stations de ski vont avoir besoin d’un soutien gouvernemental pour couvrir les pertes de la saison», a souligné Michel Ryan.