Après Cowansville et Granby, la Ville de Farnham acceptera-t-elle les poules en milieu urbain? Un comité spécial étudie la question.

Des poules urbaines à Farnham?

Les Farnhamiens habitant en ville pourront-ils posséder des poules? Ils le sauront dans les prochaines semaines alors qu'un comité spécial mis sur pied par la Ville soupèsera les avantages et les inconvénients d'une telle chose.
«Le conseil n'est pas contre. Mais il faut qu'on regarde ça attentivement. Ce n'est pas aussi simple qu'on pense», avertit le maire Josef Hüsler.
Le service d'urbanisme de la Ville étudie la question depuis quelques mois, a indiqué M. Hüsler lundi soir en marge de l'assemblée ordinaire du conseil. Une longue liste de questions a été dressée. Elles serviront à couvrir tous les angles d'analyse, a-t-il dit.
Des questions d'hygiène et d'application de la réglementation reviennent souvent. Combien de poules devraient être permises? Que fait-on avec le fumier? Et avec les poules quand elles sont mortes ? Quel genre de poulailler devrait être exigé? Qui s'assurerait que tous les règlements seront respectés?
«Il y a plein de choses qu'on doit analyser avant de décider ce qu'on va faire», illustre M. Hüsler.
Chantal Bissonnette voit peu de problèmes à ce que les gens élèvent des poules. Résidante de Farnham, elle en a déjà eu alors qu'elle habitait à la campagne. «On parle de poules, pas de coqs. Elles ne font presque pas de bruit. Ce sont des animaux doux, tranquilles. Ce n'est pas compliqué de s'en occuper», assure-t-elle.
L'automne dernier, Mme Bissonnette avait interpelé les membres du conseil à ce sujet. Elle a fait remarquer en entrevue lundi que la Ville de Cowansville est sur le point d'autoriser officiellement ses citoyens à posséder des poules en milieu urbain et que Granby y travaille également (le feu vert a été donné lundi soir par le conseil). «Il y a déjà plusieurs familles qui en ont à Farnham. Ça se passe bien», dit-elle.
L'arrivée de poules urbaines à Farnham ne causera pas de problèmes, croit Mme Bissonnette. Ça ne se comparera en rien avec les problèmes de chats et de chiens itinérants, dit-elle.
Selon le maire Hüsler, une décision pourrait être rendue d'ici le mois de juin.