Cinq pompiers de Waterloo (sur la photo) se sont rendus à Oka samedi, tandis que quatre sapeurs de Shefford et cinq autres de Lac-Brome sont allés à Bois-des-Filion samedi après-midi.

Des pompiers d’ici au cœur des inondations

Des pompiers de la région ont prêté main-forte à leurs confrères à Oka et Bois-des-Filion, ce week-end. Des équipes de Waterloo, Shefford et Lac-Brome ont aidé à remplir des sacs de sable et à sécuriser des digues.

À la suite des inondations de 2017 et pour mieux organiser les secours, l’Association des chefs en sécurité incendie a mis en place une procédure pour réagir rapidement. Un logiciel a permis de répertorier le matériel et les ressources humaines pouvant être dégagés pour venir en aide aux régions touchées par une catastrophe naturelle, expliquent les directeurs André Cadorette, de Shefford, et Patrick Gallagher, de Waterloo. Le tout s’harmonise avec le ministère de la Sécurité publique.

« Ici, on est mouillé, mais pas inondé, alors on est capable de leur offrir de l’aide et des ressources pour les soutenir, explique M. Gallagher, qui représente les municipalités de moins de 10 000 habitants à l’association. La demande est arrivée vendredi. Ils m’ont demandé si je pouvais donner un coup de main avec les gars de mon coin. »

Cinq pompiers de Waterloo se sont dirigés vers Oka samedi et étaient en attente d’une nouvelle demande dimanche, tandis que quatre sapeurs de Shefford et cinq autres de Lac-Brome sont allés à Bois-des-Filion samedi après-midi. Ces derniers « ont travaillé jusqu’à 23 h et ont été hébergés sur place. Ils ont recommencé à 7 h dimanche matin, mentionne M. Cadorette. Quand tu es pompier volontaire et que ça fait trois jours que tu travailles sans arrêt, tu apprécies une pause. »

Les pompiers de Granby et Sutton étaient également prêts à réagir dimanche.

L’aide apportée par les différents services de sécurité incendie de partout est particulièrement appréciée. « Un pompier m’a appelé ce matin [dimanche]. C’était une première expérience pour lui, raconte Patrick Gallagher. La vibe au niveau des mesures d’urgence, c’est quelque chose. Les gens sont extrêmement reconnaissants et ils apprécient. Et puis, on ne sait jamais, ça pourrait arriver ici et qu’on doive demander leur aide. »

Il souligne par ailleurs le travail réalisé par tous les services d’urgence sur le terrain depuis plus d’une semaine.