La pratique du snowboard est bien populaire à Akulivik.

Des planches à neige pour des ados du Grand Nord

Il y a aura un peu de Sutton dans la communauté inuit d’Akulivik au retour des Fêtes. Grâce à la générosité de la communauté de Brome-Missisquoi, une Suttonnaise pourra repartir dans le Grand Nord avec au moins une quinzaine de planches à neige destinées aux jeunes Inuits.

Malgré les 1800 kilomètres à vol d’avion qui séparent Sutton d’Akulivik, Camille Larente n’a pas eu trop de difficulté à récolter de l’équipement de planche à neige destiné au programme de snowboard qu’elle a contribué à développer au Nunavik.

En quelques jours, grâce à la magie des réseaux sociaux, la coordinatrice de projet en saines habitudes de vie pour l’organisme Fusion Jeunesse a récolté une dizaine de planches à neige qu’elle acheminera au Nunavik, où elle travaille durant l’année scolaire.

« Je ne m’attendais pas à en recevoir autant. L’année passée j’avais écrit à presque tous les centres de ski du Québec et je n’avais pas eu de réponse. Là, il ne faut pas que je dépasse la quarantaine de planches à neige sinon je ne pourrai pas les rapporter avec Air Inuit. C’est un beau problème », reconnaît la jeune femme.

Fusion Jeunesse collabore avec la compagnie aérienne afin d’acheminer du matériel utilisé dans le cadre de ses programmes éducatifs. Cela permettra à Camille Lacerte d’apporter l’équipement de planche à neige sans frais.

Activité accessible

Suttonnaise en été et durant les vacances scolaires, Camille Larente travaille à Akulivik depuis deux ans. Fusion Jeunesse met sur pied des activités parascolaires pour les adolescents, afin de les garder occupés et de les éloigner des problèmes sociaux que vit leur communauté. Débuté l’an dernier avec peu de matériel, le programme de planche à neige fait fureur au Nunavik.

« C’est une activité très accessible parce que ce n’est pas tout le monde qui peut aller pêcher ou chasser à l’extérieur du village. Ils doivent posséder une motoneige pour ça et ce n’est pas le cas du tiers des jeunes. Pour faire de la planche à neige, ils n’ont besoin que de traverser la baie et d’embarquer sur une planche, il y a des collines partout. Même pas besoin de bottes de snow, ici tout le monde a déjà des grosses bottes d’hiver », témoigne la coordinatrice.

Cette dernière organise avec ses collègues des activités de glisse sur les pentes environnantes. Elle invite les adolescents de la communauté, mais aussi les adultes qui viennent parfois observer le manège.

Question d’attiser davantage l’enthousiasme pour ce sport venu du sud, Camille Larente veut mettre sur pied une petite compétition locale de snowboard. « L’idée c’est qu’il y aurait des catégories masculine et féminine parce que c’est un défi d’intéresser les filles aux activités. Les prix seraient l’équipement de snow que je pourrai amener », précise-t-elle.

Ceux qui ont des planches ou des casques de snowboard à donner peuvent le faire en contactant Camille Larente sur les réseaux sociaux avant le 11 janvier.