Un objet, probablement un bouteille pleine, a fracassé le pare-brise de la voiture dans laquelle voyageaient Olivier Brisebois et Geneviève Simard, samedi, sur la route 139, à la hauteur de Brigham.

Des objets lancés sur des voitures sur la route 139

Olivier Brisebois a été plus que surpris, samedi soir, lorsqu’un objet a atterri sur le pare-brise de sa voiture, le fracassant sous la force de l’impact. « J’ai reçu de la vitre dans le visage ! lance-t-il. Une chance que je clignais­ des yeux à ce moment-là... »

En compagnie de sa conjointe Geneviève Simard, le Bromontois roulait au volant de la voiture d’un ami sur la route 139, à la hauteur de Brigham, lorsque l’incident s’est produit. Un « jeu » qui aurait pu avoir de graves conséquences.

L’objet a heurté le pare-brise du côté conducteur et des éclats de vitre ont été projetés à l’intérieur de l’habitacle. Olivier Brisebois a reçu un éclat sur une paupière. 

« On a reviré de bord et on est allés voir. Un autre conducteur était arrêté aussi, raconte-t-il en entrevue avec La Voix de l’Est. On a trouvé une bouteille avec du liquide bleu dedans. L’autre personne, c’était arrivé plus loin, peut-être à 1,5 km. [...] Quand je suis allé le voir, il était en ligne avec la police et la police était en contact avec quelqu’un d’autre (sur le même sujet)... »

M. Brisebois n’est effectivement pas seul dans son cas. Après avoir mis la photo de son pare-brise sur Facebook, le Bromontois a réalisé qu’une autre publication du genre avait été mise en ligne quelques heures plus tôt. 

Depuis, au moins quatre autres personnes ont témoigné sur le réseau social avoir été victimes d’un ou plusieurs individus malfaisants sur la route 139 durant la même soirée.

Le pare-brise de la voiture que conduisait Olivier Brisebois a été fracassé sous la force de l'impact.

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Audrey-Anne Bilodeau, confirme que les policiers ont reçu trois appels à 16 h 50. Une autre voiture avait le pare-brise fissuré. 

« Je n’ai pas souvenir avoir croisé un autre véhicule à ce moment-là, ajoute Olivier Brisebois. C’est arrivé dans le noir total, je n’ai pas vu de lumière. Au début, je pensais que c’était un gros oiseau. La chose la plus probable, c’est que des gens étaient sur le sentier de quatre-roues. [...] J’en reviens pas ! Je suis quelqu’un à l’aise au volant, mais avoir été nerveux ou dans de mauvaises conditions routières… »

« C’est un acte criminel, laisse-t-il tomber. Ça aurait pu être bien plus grave que ça. »

Capot abimé

Le Cowansvillois William Bockus­ a lui aussi été victime d’un méfait qui a pratiquement perforé le capot de sa voiture.

« Je roulais à une vitesse très normale et, rendu proche de l’aréna à St-Alphonse, vers 20 h 30, j’ai entendu un méchant bruit. Sur le coup, je pensais que j’avais frappé un raton laveur. Je me suis arrêté, mais mon bumper était correct et en inspectant mon auto, j’ai vu un trou dans mon hood. »

Le capot de la voiture de William Bockus a pratiquement été perforé par un objet lancé du côté de la route 139.

Il s’est demandé si un objet pouvait avoir été lancé à partir d’une autre voiture, mais assure avoir été assez loin des autres automobilistes. 

« Puis j’ai entendu des pas au loin, comme quelqu’un qui courait. » Impossible, toutefois, pour lui de déterminer s’il s’agissait d’une ou de plusieurs personnes.

M. Bockus a publié une photo des dommages sur Internet pour, plus tard, réaliser à son tour qu’il n’était pas seul. Contrairement à M. Brisebois, il n’a cependant pas retrouvé le projectile.

« J’ai contacté la police et ils me disent qu’il n’y a rien à faire à moins que j’aie des preuves. Ils ne mettent pas vraiment d’importance là-dessus, affirme-t-il. Je leur ai demandé de patrouiller. J’en ai vu des histoires de même aux États-Unis où des jeunes s’amusaient à lancer des roches d’un viaduc et une madame est morte. »

Olivier Brisebois déplore également que la Sûreté du Québec ne prenne pas la situation plus au sérieux. Selon ses dires, on lui aurait dit qu’il pourrait s’agir d’autre chose, comme un oiseau. Cependant, les coïncidences semblent trop nombreuses pour croire qu’il ne s’agit pas d’un acte délibéré.

« On est au fait de la situation, affirme Audrey-Anne Bilodeau, de la SQ. Des policiers ont ouvert des dossiers. Il n’y a pas d’arrestation­ à ce jour. »