L’Érablière Bernard est une affaire de famille depuis 1920. La famille Bernard a dévoilé mercredi quelques nouveautés pour son 100e anniversaire, dont le sentier du Trotteux.
L’Érablière Bernard est une affaire de famille depuis 1920. La famille Bernard a dévoilé mercredi quelques nouveautés pour son 100e anniversaire, dont le sentier du Trotteux.

Des nouveautés alléchantes pour le 100e anniversaire de l'Érablière Bernard

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Cette année, le lancement de la saison des sucres coïncide avec le 100e anniversaire de l’Érablière Bernard, à Granby, dont les valeurs, le savoir et l’amour de l’érable se sont transmis depuis six générations de Bernard.

« La récolte de l’érable en 1920, c’était autre chose ! », mentionne Amanda Racicot, la fille de Sarah Bernard, co-propriétaire de l’érablière avec sa sœur Cathy Bernard.

« Cathy s’est joint à moi il y a trois ans pour faire prospérer tout ça. On forme une bonne équipe », dit Sarah Bernard.

Parce que, l’Érablière Bernard, c’est une affaire de famille. Oncles, tantes, parents et grand-mère des sœurs Bernard étaient présents lors du dévoilement des nouveautés de l’entreprise, qui s’est déroulé sous la formule d’un 5 à 7 où les gens présents étaient invités à déambuler et à découvrir la grande nouveauté 2020 de l’érablière : le sentier du Trotteux.

Sentier du Trotteux

Ce tout nouveau sentier, adjacent à l’Érablière Bernard sur la rue Denison Ouest, est un parcours de 1,2 km où familles, adultes comme enfants, pourront découvrir l’histoire de la famille Bernard et son parcours dans le monde de l’érable à travers des jeux ludiques et une dégustation de tire sur neige « comme vous ne l’avez jamais vu », déclare Amanda Racicot, la chef d’orchestre de ce nouveau projet de sentier.

Les participants pourront déambuler à travers le mini village en plein cœur du bois et seront mis au défi avec des activités qui les feront bouger — s’ils le souhaitent. Petits et grands pourront ainsi tester leur connaissance sur l’érable avec un petit-jeu questionnaire, que ce soit sur support technologique (cellulaire) ou avec une feuille de papier.

De plus, chaque année, une nouveauté s’ajoutera au sentier du Trotteux.

« L’année prochain, on va ajouter un membre de notre famille. Là, on commence avec le premier fondateur, Ludger Bernard, mais l’an prochain, on va ajouter des bouts historiques au sentier qui mettront en valeur un autre membre important de la famille », poursuit Mme Racicot, qui travaillait sur le projet depuis janvier 2019.

« L’idée, c’est d’offrir une expérience unique au Québec, indique Cathy Bernard. On aurait pu offrir des rides de chevaux avec une mini-ferme, mais on voulait créer quelque chose de différent parce que nous, on aime ça sortir du cadre ! »

De plus, un partenariat avec la nouvelle entreprise granbyenne Guerrier Urbain permettra aux participants de s’adonner au lancer de la hache. Un bel ajout, selon Mme Racicot, qui agrémentera l’expérience du sentier.

Histoires et visites guidées

« Ludger Bernard, en 1920, avait bâti une cabane sur la rue Denison, raconte Réal Bernard, père des deux sœurs. Ici (emplacement actuel de l’érablière), c’était la terre à bois. Le grand-père à tous les ans venait faire le sirop et préparer le bois pour les maisons. C’est de même que ça a commencé, avec Ludger, qui était député de Shefford à l’époque. Là, on est rendu à la sixième génération. La relève est assurée pour au moins une cinquantaine d’années », se réjouit M. Bernard, expressément descendu de Floride pour l’occasion du 100e anniversaire de l’érablière.

La famille Bernard annonce également l’ajout de deux visites VIP, le « dégusteux » et le « fabriqueux », qui se veulent une visite immersive dans l’univers de l’érable.

Les participants entreront dans l’arrière-scène de l’érablière, habituellement fermée au public, et en sortiront avec une foule d’informations.

Le « dégusteux » sera plus axé sur la dégustation à l’aveugle des différentes étapes de transformation de l’eau d’érable. Le « fabriqueux », quant à lui, sera un atelier de fabrication de cornet à la tire et au beurre d’érable assaisonné et décoré selon le goût de chacun des participants, qui repartiront avec leurs œuvres.

Finalement, la boutique adjacente à la salle à manger s’est transformée en une boutique-musée, qui se veut à la fois informative, interactive et amusante. De tels ajouts agrémenteront l’expérience de la cabane à sucre pour les clients et pour les visiteurs étrangers venus vivre l’expérience de l’érable.

Pour aider à l’aboutissement de ces projets, les sœurs Bernard ont reçu une aide financière du Ministère du tourisme, de l’ordre de 172 000 $, en plus d’un support avec le fonds de développement de l’offre touristique d’un montant de 70 000 $.

Pour de l’information et pour réserver l’une ou l’autre des nouvelles activités de l’Érablière Bernard, visitez le www.erablierebernard.com.