Les propriétaires du café Beat & Betterave Ludovic Bastien et Éloïse Comtois-Mainville, accompagnés sur la photo de leur fils, se lancent dans la production de bière artisanale.
Les propriétaires du café Beat & Betterave Ludovic Bastien et Éloïse Comtois-Mainville, accompagnés sur la photo de leur fils, se lancent dans la production de bière artisanale.

Des lagers maison au café Beat & Betterave

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Tout vient à point à qui sait attendre. Après environ un an de démarches, le café Beat & Betterave a obtenu vendredi son permis de brasserie artisanale, un projet que Ludovic Bastien caresse depuis quelques années.

Les cuves et les différents équipements sont en place, et apprivoisés depuis des mois. Avec son permis en main, le copropriétaire de l’établissement de Frelighsburg peut maintenant commencer la production, qui sera vendue uniquement sur place.

Le café avait déjà plusieurs cordes à son arc, qu’il s’agisse de son menu concocté avec les aliments du jardin et des fermes environnantes, de sa section bar ou de ses nombreux spectacles. Les bières artisanales viendront élargir l’offre.

« La région porte à ça. Il y a un tourisme gourmand, il y a un tourisme de brasserie dans la région, constate M. Bastien. Se faire une niche là-dedans, c’est intéressant. »

Des travaux ont été effectués durant la dernière année pour adapter le sous-sol. La rumeur a commencé à se faire entendre et les propriétaires du café, Ludovic Bastien et Éloïse Comtois-Mainville, ont reçu de bons commentaires sur leur nouveau projet.

« Tout le monde était content parce qu’il n’y a pas de microbrasserie à Frelighsburg. C’est un type d’entreprise qui crée un sentiment d’appartenance. La bière de microbrasserie est un produit d’appel. On a déjà notre mise en marché de fait avec notre café-bar. C’était facile de voir si c’était logique de faire ça. Ce n’était pas un coup à l’aveugle. »

Dans l’ADN du café

Sur le menu du bar du Beat & Betterave, il y a de la bière de la Brasserie Dunham et de Sutton Brouërie. Les clients ont donc un goût développé pour la bière de microbrasserie. Les premiers fûts de Beat & Betterave seront disponibles en février, mais le menu continuera de proposer des bières invitées, assure M. Bastien.

Par ailleurs, le nouveau brasseur se concentrera davantage sur les lagers, typiques de l’Europe de l’Est. « C’est surtout là-dessus que je veux me concentrer. Je me suis équipé pour ça. On ne va pas s’étiqueter non plus. On va y aller selon la demande et ce que j’ai envie de faire. Les lagers sont des bières un peu plus techniques. C’est un peu plus dans le procédé que dans l’imagination. Généralement, c’est moins créatif comme vision, mais c’est plus clean. En même temps, les possibilités sont vastes. Il y a des milliers d’années d’historique de bières dans ces pays-là. »

Il produira d’abord quelques recettes et les possibilités ne feront qu’augmenter ensuite. Il compte sur l’aide précieuse de l’artisan-brasseur expérimenté Patrick Roy, copropriétaire de Sutton Brouërie.

Le père de famille a de l’expérience dans la fabrication de bière de façon amateur, à la maison. Certaines notions peuvent être transposées à plus grande échelle, mais il a appris beaucoup avec les équipements professionnels. Les nuances de chaque équipement sont apprivoisées et la production peut commencer.