Les premiers échantillons d’eau prélevés cet été par le ministère de l’Environnement dans les eaux des lacs Bromont et Gale confirment notamment la bonne santé du premier grâce à l’épandage de Phoslock.

Des lacs en santé à Bromont

Si vous aviez encore des doutes quant à la qualité de l’eau du lac Bromont, les résultats des premiers échantillons d’eau prélevés par le ministère de l’Environnement du Québec devraient les dissiper. La cote A lui a en effet été attribuée.

Ce résultat, le meilleur possible, est d’autant plus flatteur pour le plan d’eau que les prélèvements ont été effectués par le Ministère le mardi 25 juin, jour de fortes pluies à Bromont, ce qui diminue habituellement la qualité de l’eau. D’ailleurs, le lac Gale a quant à lui obtenu la cote « B » en vertu de tests effectués la même journée, alors qu’il affiche régulièrement du « A ». 

« Quand on maintient des cotes A et B, c’est très satisfaisant », relativise Catherine Page, responsable des communications à la Ville de Bromont. 

Lac Bromont suivi de près

Du fait de l’épandage de Phoslock à l’automne 2017, le ministère de l’Environnement a le lac Bromont à l’oeil. 

Des échantillons y sont prélevés et testés plusieurs fois par semaine par la biologiste Élisabeth Tellier, associée à l’organisme Action conservation du bassin versant du lac Bromont, qui est responsable du suivi sur le terrain.

Plusieurs de ces échantillons sont acheminés régulièrement au laboratoire d’analyses Eurofins EnvironeX, à Sherbrooke.

Nous n’avons malheureusement pas réussi à joindre ni Mme Tellier ni le laboratoire, vendredi. 

Rappelons que la municipalité de Bromont a écrit une page d’histoire avec le lancement du projet de réhabilitation du lac Bromont. L’initiative consistait en l’épandage de 174 tonnes de Phoslock, un composé unique servant à neutraliser le phosphore dans le plan d’eau, afin d’éviter l’apparition de cyanobactéries, les fameuses algues bleu vert. Il s’agit d’une première au Québec.

Le lac Gale, et les autres lacs du Québec, ont quant à eux leur eau testée de trois à cinq fois par été par le Ministère, dépendamment de leur classification. 

L’espace de baignade surveillée du lac Gale, à Bromont.

Bactérie E. coli

La qualité bactériologique des eaux de nombreux lacs du Québec est surveillée par le ministère de l’Environnement dans le cadre du Programme Environnement-Plage. Seule la bactérie E. coli est mesurée.

« E. coli est considéré comme le meilleur indicateur de la qualité bactériologique des plages en eau douce, indique M. Falardeau, à la direction des communications du Ministère. La classification est basée sur le nombre d’E. coli par 100 ml. »

La classification est la suivante. La cote A (qualité excellente) indique la présence de 0 à 20 E. coli par 100 ml, la cote B (bonne) de 21 à 100, la cote C (passable) de 101 à 200 et la cote D (polluée) est attribuée lorsque plus de 200 de ces bactéries sont recensées.

Une plage est fermée lorsqu’elle obtient une cote D.

Soulignons que les deux lacs de Bromont ont été les premiers de la région à avoir été testés. Les autres plans d’eau du territoire suivront prochainement.