L’étudiant Denys Kotenok a été au cœur de la mise en scène dirigée par les ambulanciers Jean-François Massé et Kariane Royer. On les voit ici en compagnie de Julie Côté, éducatrice spécialisée au Collège Mont-Sacré-Coeur, et Valérie Racine, directrice adjointe au deuxième cycle de l’établissement scolaire.

Des jeunes sensibilisés aux risques liés au vapotage

Vapoter n’est pas sans danger. Les étudiants du Collège Mont-Sacré-Coeur de Granby ont été témoins d’une mise en scène réaliste qui a conduit leur camarade à l’urgence et visant à les sensibiliser aux conséquences que peut entraîner le vapotage.

Un des étudiants, Denys, a de la difficulté à respirer. Sa condition se dégrade à un point tel qu’un membre du personnel alerte le 911. Les paramédics se rendent à l’école et prennent en charge l’adolescent, connu pour vapoter, et lui administrent de l’oxygène avant de se diriger vers le centre hospitalier.

La scène, montée de toutes pièces, se déroule sous le regard attentif des étudiants de troisième, quatrième et cinquième secondaire qui mangent à la cafétéria. Certains sont rongés par l’inquiétude. D’autres pleurent. L’histoire de l’étudiant circule à vitesse grand V à l’école et trouve même écho dans au moins une autre école secondaire de la région.

Les étudiants du Collège Mont-Sacré-Coeur ayant participé à la simulation font partie des Galarnos, soit les 17 étudiants formés pour offrir une relation d’aide à leurs pairs.

À leur retour en classe, les étudiants ont été accueillis par un message diffusé par le paramédic Jean-François Massé qui a participé à la simulation. « C’était pour vous sensibiliser du mieux qu’on peut envers les risques possibles d’une consommation de la vapoteuse », a expliqué le secouriste à l’emploi d’Ambulance Paraxion, secteur Waterloo, et ancien étudiant du collège.

« On a réalisé la même intervention qu’auprès d’une personne qui a des difficultés respiratoires, a-t-il précisé en entrevue. C’est un exemple concret qui vient toucher plus de monde. »

Le comédien, qui vapote lui-même, s’est aussi adressé à ses camarades. « Si vous n’avez jamais essayé, ne le faites pas. Ça ne sert à rien. Ça n’en vaut pas la peine », a fait valoir celui qui a par ailleurs déjà reçu une contravention de 300 $ pour avoir vapoté dans les toilettes de l’école.

La simulation est un projet mis de l’avant par les Galarnos, un groupe composé de 17 étudiants en quatrième et cinquième secondaire qui sont formés pour intervenir, prévenir, écouter et offrir une relation d’aide à leurs pairs. « La consommation au niveau des jeunes s’est multipliée en deux ans et pas juste ici. La dépendance s’installe rapidement et il fallait faire quelque chose. Pour capter l’attention, il faut de la répétition ou de l’émotion et on a misé sur l’émotion », explique Julie Côté, éducatrice spécialisée et responsable du service d’aide à l’élève qui chapeaute le groupe de jeunes.

Au terme de la mise en scène, les Galarnos ont offert une présentation aux autres étudiants de l’école sur les dangers liés au vapotage, soit la dépendance, les effets qui ne sont pas encore connus et la cigarette électronique qui peut exploser, énumère Mme Côté.