Des jeunes qui fréquentent l’organisme Pleins Rayons ont été initiés au ski et à la planche à neige sur les pentes du Mont Sutton.
Des jeunes qui fréquentent l’organisme Pleins Rayons ont été initiés au ski et à la planche à neige sur les pentes du Mont Sutton.

Des jeunes adultes de Pleins Rayons sur les pentes de ski

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Repousser ses limites en enfilant bottes et skis pour dévaler les pentes du Mont Sutton. Ce défi est celui relevé avec brio par une vingtaine de jeunes adultes atteints de déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l’autisme qui fréquentent l’organisme Pleins Rayons.

« Je veux promouvoir, montrer à tous les organismes, aux personnes qui s’occupent de ces gens-là, que oui, vous pouvez pousser la limite de ce que vous pouvez offrir comme activités, que ce soient de vraies situations gagnantes d’inclusion sociale », affirme Stephan Marcoux, directeur général de l’organisme fondé en 2015.

Récréologue en loisirs thérapeutiques, il explique être toujours à la recherche d’activités qui permettent aux jeunes adultes qui fréquentent l’organisme de développer leur répertoire de loisirs. « Ils peuvent faire autre chose que jouer avec la technologie et regarder la télévision. C’est d’essayer de revenir à la base et que jouer dehors, c’est bon ! », dit-il.

L’idée d’initier la vingtaine de jeunes au ski ou à la planche à neige, celle de Maude Desjardins, une étudiante en éducation spécialisée qui travaille chez Pleins Rayons, cadre parfaitement avec leur mission. Elle a élaboré le projet qui a connu son point culminant mercredi.

Vingt-quatre jeunes, dont 22 qui n’avaient jamais dévalé les pentes, se sont rendus à la montagne. Un appel à tous a rapidement permis de réunir une vingtaine de bénévoles pour les accompagner. Des moniteurs de la station de ski ont aussi embarqué dans le projet en assistant les jeunes dans leurs premières descentes.

« C’est pas mal beau à voir, a mentionné M. Marcoux, en observant les jeunes qui s’en donnaient à cœur joie. Je les regarde et ils apprennent tellement vite. Il y en a un qui n’a jamais fait de planche à neige et il ressemble déjà à Maxence Parrot ! »

L’activité s’est déroulée quelques jours avant la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle. « Je veux démontrer que les gens en situation d’handicap, en déficience intellectuelle ou d’autisme méritent d’avoir cette chance, qu’il ne faut pas les limiter, estime Stephan Marcoux. C’est un exemple à suivre pour d’autres organismes, d’autres villes au Québec pour pousser la limite. Faites l’inclusion de ces gens-là. Ce sont des humains. Ils ont un cœur qui bat. Ils ont des rêves, ils ont une vie à vivre. Il faut s’assurer qu’ils aient cette chance-là de vivre leur vie. »

Des commerçants ont aussi ajouté la cerise sur le gâteau en offrant des prix aux jeunes. L’événement a été un tel succès qu’il deviendra un rendez-vous annuel pour les nouveaux skieurs et planchistes.