Sue Scott et sa fille Sally trouvent la paix dans le jardinage.

Des jardins qui en mettent plein la vue

Véritable yogi du jardinage, Sue Scott trouve la paix dans ses plates-bandes.

La dame élancée se promenait sur sa propriété qui fait face au mont Pine, samedi matin. Habituée à travailler dans son jardin en étant seulement accompagnée de sa fille Sally, Sue Scott s’est retrouvée entourée d’un groupe d’une trentaine de personnes qui s’émerveillait devant la beauté des lieux. Son jardin, situé dans le secteur d’Iron Hill est privé, mais le Club d’horticulture de Cowansville y avait organisé une visite spéciale.

« Normalement, je suis verbomotrice, mais je ne m’attendais pas à devoir parler au groupe ! », a avoué Mme Scott, qui discutait avec quelques visiteurs pendant que sa fille animait la visite.

Ses jardins n’occupent qu’une petite partie de la propriété d’environ 40 hectares, située de part et d’autre du chemin Iron Hill. Un site enchanteur qui marque le visiteur par sa grande beauté.

Jardins anglais

Les Scott s’occupent de leur domaine avec un souci du détail impressionnant. À tel point que certaines sections semblent mesurées de façon minutieuse.

Comme leur accent, l’inspiration de leurs jardins vient d’Angleterre. « En fait, ce sont surtout des plantes vivaces qui sont au même endroit chaque année », précise Sally Scott.

Même l’œil averti aura de la difficulté à trouver une mauvaise herbe dans la vingtaine de plates-bandes de fleurs — elles cultivent également des légumes ailleurs sur leur terrain — présentes ici et là sur la propriété. Seuls des plants en santé et de la terre noire attirent le regard.

Et pas question de paillis pour éviter les pousses indésirables. « Ma mère ne veut même pas en entendre parler ! », avertit Sally Scott.

Passion

Sue Scott jardine depuis toujours et ne compte pas arrêter de si tôt. « J’ai fait mon premier jardin à l’âge de six ans. Mon père était jardinier et il m’aidait. Depuis, j’ai toujours continué », lance-t-elle.

Pour l’énergique retraitée, se retrouver les deux mains dans la terre a un petit quelque chose de méditatif. « C’est paisible et satisfaisant. Lorsqu’on passe plusieurs heures dans la terre et qu’on est fière du résultat, ça fait du bien », assure-t-elle.

En plus de son propre jardin qui, sans être immense, découragerait plusieurs amateurs simplement à l’idée de l’entretenir, Sue Scott s’occupe de huit autres jardins de particuliers. Toujours avec sa fille Sally. « Certains m’ont donné carte blanche pour créer leur jardin, dit-elle. D’autres ont des demandes plus précises, mais généralement, c’est un mélange de mon inspiration et du goût des clients. »

Et Sue Scott ne se contente pas de jardiner durant l’été. « L’hiver, je pars en Angleterre... pour jardiner ! J’ai pris contact avec un architecte paysagiste et je fais du bénévolat là-bas », confie-t-elle, sourire aux lèvres.

Club d’horticulture de Cowansville

Le Club d’horticulture de Cowansville organise des visites de jardins régulièrement durant l’été.

« Nous invitons les gens à venir voir des jardins de toute sorte : des domaines comme des jardins urbains. Ça permet de voir de nouvelles idées et de repartir avec de l’inspiration », explique Suzanne Clément du club d’horticulture. 

L’organisme invite ses membres et les curieux à prendre part à cinq visites estivales, parfois avec plus d’un jardin au menu, comme ce fut le cas samedi.

Les jardins sont préalablement visités par Francine Labonté, qui s’occupe également de la sélection des conférenciers durant l’hiver.