Interrogée en compagnie de Bruno Girouard, Valérie Bérubé s'est dite «partagée» sur la question.

Des inquiétudes chez les citoyens

La Voix de l'Est a interrogé une dizaine de citoyens au hasard, lundi. La majorité s'est prononcée contre la légalisation de la marijuana.
Seul Raymond Bouchard se dit totalement favorable à la légalisation de la marijuana.
« Ça reste une drogue. Et une drogue, c'est une béquille », affirme Robert Latreille, nouvellement établi à Granby.
« Ça reste une drogue. Et une drogue, c'est une béquille », affirme Robert Latreille, nouvellement établi à Granby. 
La Bromontoise Francine Gingras craint pour sa part qu'une plus grande disponibilité du cannabis amène une hausse marquée de la consommation. « J'ai déjà fait une thérapie dans un centre de désintoxication. J'ai vu les dommages que la drogue peut faire. Surtout chez les jeunes », dit-il.
Visiblement mal à l'aise - un sentiment assez généralisé -, plusieurs personnes ont préféré ne pas s'exprimer sur la question.
D'autres ont fait part d'une opinion partagée, tout en évoquant certains risques. 
« C'est sûr qu'il y a des bons côtés. Le gouvernement va s'en mettre plein les poches, lance Valérie Bérubé. Mais en même temps, tous ces gens gelés, ils vont faire quoi avec ? »
Pour sa part, Marco Guindon doute que le gouvernement puisse garder le contrôle sur la production à domicile. « Si tu donnes un pouce à un enfant, il en prend quatre. Si tu en donnes un à une adulte, c'est quoi, il va en prendre huit ? (...) Selon moi, ça devrait vraiment se limiter aux pharmacies », estime le Granbyen.
La liberté d'abord
À vrai dire, seul Raymond Bouchard s'est dit totalement favorable à la légalisation de la marijuana. « Si tu as 18 ans, je ne t'empêcherai pas de faire quelque chose. C'est ça, la liberté. Et c'est très précieux », fait-il valoir. 
« Si tu mets un pot de bonbons devant moi, ça ne veut pas dire que je vais en manger... »
Quelques personnes ont également indiqué ne pas avoir une opinion arrêtée sur le sujet.