Le lancement des chantiers d'Hydro-Québec et du Plan Nord a amplifié les problèmes de drogue chez les jeunes autochtones de la Basse-Côte-Nord, affirment des Innus de La Romaine dans une lettre ouverte adressée au député adéquiste de Shefford, François Bonnardel.
Le lancement des chantiers d'Hydro-Québec et du Plan Nord a amplifié les problèmes de drogue chez les jeunes autochtones de la Basse-Côte-Nord, affirment des Innus de La Romaine dans une lettre ouverte adressée au député adéquiste de Shefford, François Bonnardel.

Des Innus remercient Bonnardel d'avoir sonné l'alarme

André Noël
André Noël
La Voix de l'Est
Fabrice de Pierrebourg
Fabrice de Pierrebourg
La Voix de l'Est
Le lancement des chantiers d'Hydro-Québec et du Plan Nord a amplifié les problèmes de drogue chez les jeunes autochtones de la Basse-Côte-Nord, affirment des Innus de La Romaine dans une lettre ouverte adressée au député adéquiste de Shefford, François Bonnardel.
Il y a deux semaines, le premier ministre Jean Charest a accusé M. Bonnardel de répandre des préjugés racistes parce qu'il avait évoqué les problèmes de toxicomanie dans les communautés innues à l'Assemblée nationale.
M. Bonnardel a dénoncé le fait que des chèques de 3000 $ ont été versés en liquide à chaque adulte de la communauté de Mingan, à la suite d'une entente conclue avec Hydro-Québec pour la construction de centrales sur la rivière Romaine.
«Est-ce que le ministre des Ressources naturelles appuie cette pratique d'Hydro-Québec, quand on sait qu'à Mingan, 40 % de la population a des problèmes de toxicomanie et d'alcoolisme, et 30 % ont des problèmes de jeu compulsif?», a demandé le député.
Clément Gignac, ministre des Ressources naturelles, l'a alors accusé de «vouloir casser du sucre sur le dos des communautés autochtones». M.Charest l'a accusé «de peinturer les Premières Nations comme étant des alcooliques, puis des toxicomanes».
Loin de se sentir blessés par les propos de M. Bonnardel, des Innus de La Romaine - une autre communauté qui a une entente semblable à celle de Mingan - félicitent le député «pour avoir courageusement dit tout haut ce que tout le monde savait tout bas».
Un des signataires, George Bellefleur, affirme avoir recueilli les signatures de plusieurs femmes membres de cette communauté située à quelque 150 kilomètres à l'est de Mingan. Il a faxé la lettre à M. Bonnardel et en a envoyé une copie à La Presse. Il compte continuer à recueillir des signatures pendant toute la semaine.
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