Un petit groupe s’est rendu au bureau de la députée et ministre Isabelle Charest, à Cowansville, afin de réclamer des mesures environnementales plus importantes.
Un petit groupe s’est rendu au bureau de la députée et ministre Isabelle Charest, à Cowansville, afin de réclamer des mesures environnementales plus importantes.

Des groupes réclament du concret en matière d'environnement

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Une dizaine de personnes ont fait la tournée des bureaux des députés de la région administrative de la Montérégie, lundi, pour demander plus d’actions environnementales de la part du gouvernement Legault. Le groupe était au bureau de la députée et ministre Isabelle Charest, à Cowansville, vers 15 h 30.

Mme Charest n’était pas là pour accueillir le groupe, composé alors de membres de la Table régionale des organismes volontaire d’éducation populaire (TROVEP) de la Montérégie, du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec, ainsi que de l’organisme communautaire Action Plus Brome-Missisquoi, lors de leur visite surprise. Avec le personnel du bureau, ils ont convenu qu’un rendez-vous en personne serait pris ultérieurement.

La journée d’actions visait à demander au gouvernement Legault, qui dévoilait son Plan pour une économie verte lundi matin, des actions plus importantes pour protéger les plus vulnérables des changements climatiques.

«Le gouvernement se fie aux scientifiques pour la pandémie, alors on demande qu’il se fie aussi aux scientifiques quand ils disent qu’il y a urgence d’agir en matière d’environnement», réclame Josée Harnois, de la TROVEP Montérégie, en entrevue.

Pour elle et les autres intervenants, le plan ne va pas assez loin et demeure loin de la réduction de 50 % des gaz à effet de serre recommandée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

«On n’arrivera pas à 2030 avec 50 % de réduction des GES, c’est impossible, se désole Mme Harnois. Si on ne fait pas ça, la température du globe va augmenter de plus de 2 degrés et on va se retrouver avec plus de catastrophes climatiques.»

Les catastrophes climatiques, les froids plus mordants et les chaleurs plus suffocantes auront un impact sur la clientèle vulnérable. Les agriculteurs pourraient avoir plus de difficulté à produire des aliments et ceux-ci coûteront plus cher aux consommateurs, donne-t-elle en exemple. Le coût du chauffage augmentera et les personnes vulnérables pourraient ne pas pouvoir s’offrir un climatiseur en été.

«Ça touche tout le monde, mais c’est sûr que les personnes qui n’ont pas d’isolation ou d’air conditionné, les plus âgés, les plus malades, c’est eux qui vont souffrir en premier. On veut que des mesures soient mises en place pour protéger tout le monde, plus particulièrement ces personnes-là.»

Mme Harnois et ses partenaires du milieu souhaitent que le gouvernement se tourne plutôt vers le Plan d’action de la déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique.