Mario Pelletier, Martin Nadeau, David Dupont et Richard Nadeau ont remporté le Canada International Tuna Cup Challenge.

Des Granbyens remportent une compétition internationale de pêche au thon

La participation de quatre Granbyens au « Canada International Tuna Cup Challenge » n’est pas passée inaperçue. Ils ont été couronnés champions de la 46e édition de l’événement qui se déroule chaque année à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le quatuor formé de David Dupont, Martin Nadeau, Mario Pelletier et Richard Naud a eu la main heureuse en pêchant non pas un, mais bien trois thons à cette compétition à laquelle participaient 12 équipes dont les membres provenaient de différentes provinces canadiennes, mais certains d’aussi loin que l’Australie et Hawaï.

Seuls les Granbyens ont réussi à capturer trois thons. Des prises impressionnantes de 87, 95 et 96 pouces, dont le poids estimé oscille entre 550 et 700 livres.

L'équipe des Granbyens a capturé trois thons, des prises de 87, 95 et 96 pouces, dont le poids estimé oscille entre 550 et 700 livres.

Détail : la pêche au thon étant strictement encadrée, c’est sous la formule « catch and release » que se déroule l’événement. Bref, les poissons sont ramenés près du bateau pour y être mesurés, mais il est interdit de les sortir de l’eau. Ils sont relâchés sitôt la prise confirmée.

La chance du débutant a-t-elle souri aux quatre amis, qui oeuvrent tous dans le milieu industriel ? « Oui, on était aux bonnes places aux bons moments », reconnaît Martin Nadeau dans un large sourire. « Ça prend un paquet de facteurs pour gagner. On avait un bon capitaine, un bon bateau, de bons coéquipiers », renchérit Mario Pelletier.

Grisant
Au moins trois des quatre représentants granbyens, inscrits sous le nom d’équipe C Lions — en référence aux lions de mer qui sont les prédateurs des thons, selon David Dupont — pratiquent la pêche sportive.

Martin Nadeau est à l’origine de leur inscription à cette compétition. Il y a participé pour la première fois l’année dernière avec d’autres coéquipiers et a littéralement eu la « piqûre », même si son équipe n’a enregistré aucune prise.

Cette année, l’expérience a été totale, dit-il. Le moment le plus grisant ? Quand un poisson mord et que le moulinet s’emballe tout d’un coup, répondent les quatre amis. « Quand ça arrive, le poil te lève sur les bras », lance Richard Naud.


«  Le premier thon qu’on voit, c’est très impressionnant !  »
Martin Nadeau

Tous les coéquipiers, incluant le capitaine et son assistant, ont alors intérêt à conjuguer leurs efforts et à user de stratégies pour ramener le thon. « Notre job, c’est de reeler (mouliner) », explique Mario Pelletier. « On alternait aux cinq minutes, on avait le bras mort », dit David Dupont. Il leur en a pris parfois plus d’une heure pour ramener leur prise près du bateau, où règne une franche euphorie.

« Le premier thon qu’on voit, c’est très impressionnant ! C’est une grosse bête », laisse tomber Martin Nadeau. « C’est fou, l’adrénaline monte », reprend Richard Naud.

Coupe Stanley
Selon les nouveaux champions, l’événement en est un d’importance au village de North Lake, à l’Île-du-Prince-Édouard. C’est pratiquement comme la Coupe Stanley de la pêche, dit M. Naud.

« Pour les capitaines de bateau, c’est une immense reconnaissance de pouvoir être déclaré comme le capitaine gagnant. Pour eux, c’est une grosse affaire. Les bateaux sont souvent légués de père en fils, comme c’était le cas pour notre capitaine. Son père était à la soirée de clôture. Il y avait de la fierté, de l’émotion de l’air », dit-il.

L’équipe des C Lions était sous l’égide du capitaine Ernest MacPhee.

La compétition devait se dérouler sur trois jours : jeudi, vendredi et samedi derniers. Mais les pêcheurs n’ont pu prendre la mer samedi, les vagues étant trop fortes. Chaque équipe pouvait attraper et relâcher jusqu’à un maximum de deux thons rouges par jour. Les points étaient attribués selon le nombre de prises et leur longueur. L’équipe ayant accumulé le plus de points remporte les honneurs.

Si certains de ses coéquipiers n’ont pas encore décidé s’ils revivront l’expérience l’an prochain, Martin Nadeau sait déjà qu’il tentera de conserver son titre de champion. Il a déjà réservé les services d’un capitaine.