Les activités ont repris dans les écocentres sherbrookois lundi. La file d’attente sur la rue Pépin s’étirait jusqu’au boulevard de Portland en matinée lundi.
Les activités ont repris dans les écocentres sherbrookois lundi. La file d’attente sur la rue Pépin s’étirait jusqu’au boulevard de Portland en matinée lundi.

Des files d’attente aux écocentres

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
SHERBROOKE — Des citoyens attendaient avec impatience la réouverture des écocentres à Sherbrooke, si bien que certaines voitures se sont placées en file, sur la rue Pépin, aux environs de 7 h lundi matin. Les écocentres Rose-Cohen et Michel-Ledoux reprenaient du service entre 8 h et 16 h. Une certaine congestion a pu être observée jusqu’aux environs de 10 h dans le secteur du boulevard de Portland. 

Carlo Cazzaro, chef de la division voirie, rapporte que les files ont été longues au début, alors que le temps d’attente pour entrer sur le site, dans l’ouest, pouvait atteindre 30 minutes. « Une fois que nous avons pris le rythme, le temps maximum d’attente était de 15 minutes. »

En fin de journée, on répertoriait 774 visites, soit 372 à Rose-Cohen et 402 à Michel-Ledoux, un achalandage semblable à une journée de congé typique. « Ça nous réconforte dans notre décision de réduire l’accès au site aux citoyens dont l’adresse civique est impaire lorsque la date est impaire et de réserver les journées paires aux résidants dont l’adresse est paire. Sinon le temps d’attente aurait été plus grand. »

Dans la journée de lundi, 14 citoyens ont dû rebrousser chemin parce qu’ils ne respectaient pas cette règle.

Les agents de sécurité vérifiaient aussi si les citoyens présentaient des symptômes de la COVID-19 et rappelaient qu’il n’est pas permis de déposer des matières dangereuses aux écocentres en ce moment. « On ne peut pas laisser entrer quelqu’un sur le site avec des résidus domestiques dangereux, de la peinture par exemple, en raison de la pénurie de masques. Nous n’avons pas assez de masques pour nettoyer le site s’il arrivait un incident. »


Très tôt lundi matin les Sherbrookois ont fait la file pour accéder aux écocentres.

Quatre automobilistes ont été refoulés pour cette raison lundi matin. « Honnêtement, nous nous attendions à devoir refuser plus de gens. En tout, ce sont moins de 2 % des visiteurs qui n’ont pas pu entrer sur nos sites. »

Les seuls incidents à déplorer sont une dame qui a menacé de jeter sa peinture dans les poubelles à défaut de pouvoir la laisser aux écocentres, et un échange musclé entre deux automobilistes. Carlo Cazzaro rappelle aussi que les enfants ne doivent pas sortir des véhicules à l’écocentre.

La journée de lundi était réservée aux citoyens des adresses impairs dans les deux écocentres sherbrookois. Les résidants des adresses paires pourront s'y présenter mardi.

Présence d’un signaleur

La Ville s’est rapidement ajustée à l’affluence en matinée en positionnant un signaleur à l’intersection de la rue Pépin et du boulevard de Portland. 

« La file de véhicules s’allongeait jusqu’à Portland. Le problème, c’est que ceux qui arrivaient du secteur de la 410 et qui voulaient tourner à gaucher vers la rue Pépin, à partir de Portland, avaient de la difficulté à s’insérer dans la file. »

Carlo Cazzaro s’attend à une congestion semblable à celle de lundi matin, mardi, puisqu’il s’agira d’une première journée d’ouverture pour les résidants ayant une adresse au chiffre pair. 

Le matériel recueilli pourra par ailleurs être acheminé aux recycleurs comme à l’habitude. Les écocentres ne devraient donc pas avoir à composer avec des surplus indésirables. La seule exception, à part les produits dangereux, est le tissu, qu’il n’est pas possible de récupérer pour le moment. Il faut donc garder les vêtements qui ne font plus à la maison jusqu’à nouvel ordre.

Carlo Cazzaro rappelle aussi que la Ville ne peut pas fournir de balais ou de pelles, comme par le passé, pour disposer des matières résiduelles en raison de la trop grande complexité de désinfection. Les citoyens qui auront besoin d’outils pour se départir de leurs résidus doivent avoir leurs propres outils en main. Dans le même sens, les employés municipaux ne peuvent pas offrir leur aide pour transporter le matériel.

Le débit enregistré lundi était d’environ 50 véhicules à l’heure à l’écocentre Rose-Cohen et de 35 à l’écocentre Michel-Ledoux, des statistiques semblables à celles d’avant la pandémie. Les deux sites fonctionnent avec un personnel réduit, soit cinq employés à Rose-Cohen et quatre à Michel-Ledoux.

Rappelons que l’écocentre régional de la MRC du Val-Saint-François ouvrira quant à lui le mercredi 6 mai. Il sera ouvert de 9 h à 17 h du mercredi au vendredi et de 9 h à 15 h le samedi. On demande à la population de s’y présenter pour disposer de ses matières résiduelles « que dans des situations où cela est jugé nécessaire ».

Dans le Haut-Saint-François, l’écocentre de Bury reprendra du service le 4 mai, de 8 h 30 à 16 h 30.

Il y a eu 372 visites à Rose-Cohen et 402 à Michel-Ledoux, un achalandage semblable à une journée de congé typique.